Cet article fait suite à Après le diagnostic: les réactions, et fait partie d’une série d’articles consacrés aux difficultés rencontrées après la découverte ou la confirmation de l’autisme de son enfant.

Si vous êtes un minimum comme moi, vous n’aurez pas attendu le diagnostic pour être épuisée, physiquement comme nerveusement.

Matthieu n’a pas fait ses nuits avant deux ans et demi, et lorsqu’il était tout petit, il ne dormait pas plus de deux ou trois heures en tout chaque jour (oui, trois heures entre le jour et la nuit).

Le reste du temps, il voulait absolument être tenu dans les bras, être stimulé, que je chante… Je me retrouvais comme un zombi, à tenir debout et à marcher quasiment endormie, avec un enfant qui se remettait à hurler si par malheur je m’asseyais ou j’arrêtais de bouger ou de chanter.

Quand à ça j’ai dû rajouter mes inquiétudes, un deuxième enfant tout bébé, et la folie des prises en charge à lancer, et vous pouvez imaginer dans quel état je me trouvais. Pas possible de confier les enfants à qui que ce soit, entre le plus petit que j’allaitais et mon grand qui ne tenait pas en place et n’écoutait aucune consigne.

J’ai mis excessivement longtemps à récupérer un semblant de forme. Encore aujourd’hui, j’ai du mal à dormir parfois le soir, et du mal à me lever le matin (il faut dire que je n’ai quasiment jamais l’occasion de faire de grasses matinées ou de siestes). Les enfants ont des horaires très précis (endormis vers 21h30, levés dès 6h30 le matin), et pour éviter de retrouver la maison en feu ou des enfants en balade dehors dans le froid et la neige habillés juste de leur pyjama, il faut que je me lêve en même temps qu’eux.

Êtes-vous complètement exténué, que ça soit depuis l’annonce du diagnostic, ou plus probablement depuis la naissance de votre enfant autiste? Comment faites-vous pour vous reposer un peu? Partagez dans les commentaires.