Pendant ses deux premières années, jusqu’à son diagnostic d’autisme, Matthieu passait ses journées à crier pour se faire comprendre. Qu’il veuille quelque chose, qu’il soit frustré, qu’il ait mal ou pas, il criait tout le temps. Pourtant, à côté de ça, c’était un petit garçon heureux, joyeux, ce qui contrastait encore plus avec ses fréquents accès de frustration.

Du moment où j’ai su son handicap, il s’est calmé—sans doute parce que je savait enfin comment m’y prendre, je savais pourquoi il ne savait pas demander, pourquoi il était frustré, et je l’abordais d’une manière plus facile pour lui.

Ces temps-ci, les frustrations réapparaissent chez mon fils. Matthieu ne veut pas faire certaines choses que je lui demande, ne veut pas que je l’empêche d’en faire d’autres, et ne supporte pas d’être contredit ou grondé. Mais ses cris sont devenus beaucoup plus forts, et surtout, sans aucune mesure avec sa frustration. On dirait qu’il part de suite au niveau maximum, histoire que je le laisse tranquille.

Avez-vous eu ce genre de réaction de la part de vos enfants? Comment y avez-vous remédié? Échangeons nos expériences, nos idées, et essayons de trouver un moyen de réussir pour notre santé mentale et le bien de nos enfants.