Inévitablement, chaque année, surtout lorsque l’hiver arrive, nos enfants sont exposés au froid, aux germes, et aux maladies de leurs petits camarades de classe, et tombent malades eux aussi.

Il est difficile de savoir qu’un enfant autiste est malade, car la plupart du temps ils ne savent pas nous dire:

  • si ils ont mal,
  • où ils ont mal,
  • comment ils se sentent,
  • etc.

J’ai déjà eu beaucoup d’inquiétude la fois où mon fils avait eu un gros mal de ventre, parce que ce n’est pas toujours évident de trouver un docteur qui comprend que l’enfant a mal même s’il ne le montre pas à cause d’une hyposensibilité à la douleur.

Ces derniers jours, mes deux fils ont eu droit, en même temps que tout le reste de la famille, à une gastro-entérite vicieuse, qui a duré plusieurs jours. J’ai dû à nouveau recevoir des refus assénés à grands coups de hurlements dans les oreilles, et d’enfants qui se roulent par terre pour ne pas prendre leurs médicaments.

Je vous le dis de suite: j’ai perdu la bataille. Et je pense que je perdrai aussi la prochaine, à moins d’être une mauvaise mère, de m’asseoir sur eux, au risque de les écraser, et de leur maintenir la bouche ouverte—et encore, je ne garantis pas le résultat! 😉

Voici quelques idées que j’ai mis en place, et qui pourraient peut-être fonctionner avec vos enfants (les miens sont trop fûtés pour leur bien):

  • demander au médecin des produits pour enfants, qui ont généralement bon goût,
  • demander au médecin d’éviter cachets et suppositoires, qui vont entraîner une bataille des titans avec les enfants pour être administrés,
  • leur apprendre dès leur plus jeune âge à accepter les liquides en pipettes (cela marche très bien pour le Doliprane avec mes fils, mais ils voient de suite si ça n’est pas le même médicament et refusent),
  • cacher les médicaments dans d’autres aliments ou boissons, en choisissant quelque chose que votre enfant adore, et qui ait une odeur forte, parce que sinon ils vont sentir le médicament avant d’enfourner l’aliment dans la bouche, et refuser,
  • se planquer pour la préparation: nos enfants ne sont ni sourds, ni aveugles, ni idiots,
  • choisir des liquides opaques, comme du chocolat au lait, par exemple, pour y mélanger de la poudre (dans l’eau, le coca ou les jus de fruits, ils repèrent vite qu’il y a des petits grains qui nagent dedans, et refusent plus facilement).

Avez-vous des astuces pour aider vos enfants à prendre leur médicaments? Les explications n’ont pas fonctionné chez nous. Partagez vos idées dans les commentaires de l’article.

Photo: Pills 1 (by e-MagineArt.com)