J’imagine que c’est pareil pour vous: il y a des jours où ça démange de vendre ses enfants sur ebay, tellement on en a assez d’entendre les cris, les disputes, et de subir les caprices et les bêtises. C’est d’autant plus vrai avec les enfants autistes, qui sont parfois très difficiles à raisonner, et qui utilisent parfois les cris parce que c’est leur seul moyen de communication.
Avec Matthieu, j’ai réussi petit à petit à remplacer certains cris par du langage, quelques mots par-ci par-là, et à lui apprendre à gérer ses frustrations. C’est devenu de plus en plus rare de devoir l’envoyer se calmer dans sa chambre. Mais il y a des jours comme lundi dernier où une envie subite de me jeter par la fenêtre du troisième étage se fait de plus en plus pressante.
Est-ce dû à la fatigue? À un coup de chaleur la veille, quand nous sommes partis chez les grand-parents, et que les enfants ont couru sous le soleil une bonne partie de l’après-midi? Est-ce dû à un repas qui est mal passé? Une fièvre? Je ne sais pas, mais ce que je peux vous dire, c’est que j’ai passé une après-midi infernale avec deux petits au bord de la crise de nerfs, qui essaient de s’entre-tuer et qui se font mutuellement monter la pression, au point où à la fin il est impossible de ne pas punir.
Matthieu a soudainement hurlé de rage et s’est jeté sur le lit de colère quand son frère a dit un mot de trop (Julien aime répéter les dialogues entendus à la télévision). Évidemment, la loi de Murphy est passée par là, et il a rebondi sur le meuble de la télévision. Un beau cocard plus tard, impossible de le calmer: aucun câlin, aucune caresse, aucun mot de réconfort ne l’atteint, et les pleurs et les cris continuent jusqu’au soir.
Essayer de l’isoler dans sa chambre, au calme, n’y fait rien, car il continue à hurler à la mort, et j’ai toujours peur qu’un voisin porte plainte et qu’on se retrouve à devoir expliquer ce qu’est l’autisme à la police ou à un juge qui ne connaissent pas les difficultés qu’on peut rencontrer avec un enfant autiste (« non, Votre Honneur, les bleus sur les jambes de mon enfant ne sont pas dûs à des mauvais traitements, c’est juste qu’il est hyposensible à la douleur et qu’il ne regarde pas où il va, du coup il a toujours plein de bleus, comme ça »).
Dans ces cas-là, je me sens sans ressources pour calmer la situation: rien ne marche, pas une sucrerie, pas une vidéo, pas une musique, pas un câlin, pas une menace de punition ou même une punition directement…
Et vous, que faites-vous quand les cris deviennent incessants? Partagez dans les commentaires.

Bonjour Nathalie,
Ce que tu décris dans ton article je le vis à la lettre. Elyes fait exactement comme faisait Matthieu. Nos craintes sont aussi les mêmes que les tiennes, sauf qu’on a eu un peu de chance si j’ose dire, notre voisine de dessous a un neveux autiste; donc, les cris, les claquements de la portes, les jouets jetés à plein fouet, elle laisse passer. Ce que je fais pour calmer un peu mon garçon, je le mets dans sa chambre, je fais semblant de ne rien remarquer, je ne le regarde pas dans les yeux, mais dés qu’il se calme, même pour peu de temps, je cours lui dire « bravo, tu as arrêté de hurler ». C’est facile à dire qu’à faire, mais ça marche dans la plupart des cas.
j’ai exactement le même petit bonhomme à la maison….
moi rien ne semble le calmer, et j’ai rarement vu une telle résistance à la fatigue… (le probleme c’est qu’il va finir par avoir des nodules dans la gorge à force de hurler « full power » toute la journée….)
mon fils à 5 ans, sa mère avec qui je ne suis plus… lui cede TOUT des qu’il cris… je doit donc subir le resultat de ce laxisme lorsque je prend mon fils……. et aucun je dis bien….. AUCUN centre ne veut le prendre…
E-bay ? pas bête….
je rigole mais c’est vraiment pas marrant……
Bonsoir Nathalie,
Nous touchons là un problème récurrent chez Matteo, 6 ans depuis le 8 août dernier.
Les cris, ou du moins le bruit, sont LA stéréotypie principale de notre fils. Et ce, depuis son plus jeune âge…
En fait, dans son cas il ne s’agit pas vraiment de cris, plutôt de sons permanents, extrêmement répétitifs, jamais des phrases ou des mots, non, juste une sorte de bourdonnement assez fort, avec des « aaaaah », et des « baaaah » au milieu.
Et depuis quelque temps, avec les vacances et particulièrement quand il sait que son petit frère dort, Matteo s’excite et augmente peu à peu le volume de ses sons jusqu’au mugissement, je dirais.
Il est facile de voir que ces cris ont une fonction d’isolement : il fait une bulle de bruit, en quelque sorte, et se coupe du monde…
Elle lui sert aussi à empêcher la communication des autres : il commence à crier notamment quand je m’adresse à quelqu’un, mon mari, par exemple, ou quand j’essaie de téléphoner (c’est très pénible).
Et naturellement, lorsque nous discutons avec animation, mon mari et moi ou bien avec nos amis, là Matteo devient proprement assourdissant !
Bien sûr, les « chut », « tais-toi s’il-te-plaît », « tu fais trop de bruit », « maman parle » etc… n’ont strictement aucun effet. Tout ce que nous avons trouvé, c’est de l’isoler un temps dans sa chambre, où il a le droit de crier tout son saoul (nos voisins sont patients).
Mais isoler un enfant autiste, nous savons bien que c’est la pire des solutions.
La plupart du temps, nous essayons plutôt de jouer avec lui, de l’occuper, seulement ce n’est pas toujours possible…
La bulle sonore sert aussi sûrement à remplir un vide, probablement dû à un manque de vie intérieure : quand Matteo s’ennuie, il crie continuellement.
Nous n’avons pas encore trouvé la solution à ce problème. Et pourtant il s’agit là, avec la propreté, d’un élément majeur d’exclusion pour notre fils.
Le bruit rend fou… même nous, il nous arrive de nous décourager, à cause de cela, alors que nous sommes par ailleurs tellement fiers de Matteo, de ses progrès constants !
Si quelqu’un a des solutions valables à proposer, cela nous serait d’un grand secours…
Tres drole la ptite suggestions de la vente sur ebay !
Moi , pendant un très long moment j’en avait même des envies de pleuré tellement que Noa criait hurlait ….
Je ne savais pas quoi faire comment réagir , juste j’accourais et lui demandait » mais qu’est-ce qui se passe ? »et jusqu’à aujourd’hui ca continue sauf que maintenant quand il le fait je n’y prete plus attention , mais c’est pas facile , une fois ma voisine ma dit que je ne devait pas le laisser pleurer et crié comme ca !
J’ai eu une colère qui est monté en moi , comme si ca me faisait plaisir de laisser mon fils hurler !
Je n’aime pas raconté ma vie encore moins a une voisine qui fouine , et ca vous met la pression quand on vous dit de faire attention que quelqu’un dans l’immeuble pourrait appeler la police pour vous retiré votre enfant
j’ai trouvé ça exagérer , et en même temps je me suis sentie menacé….
Noa crie et il ne le fait pas expert j’en suis consciente , et des fois ca lui arrive aussi que ce soit pour joué ..
J’essaie de l’aider , j’attends le rdv pour le diag peut etre que si on me dit ce qu’il a , on nous laissera enfin tranquille
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ahhhhh la joie du bain… Ma fille a eu des phases, j’aime jouer dans l’eau mais je refuse le bain ou la douche, à je hais l’eau… à j’aime l’eau… naturellement refourgé à son petit frère.
Une voisine est venue voir le bain pour comprendre que non on ne maltraitait pas la petite, qu’il fallait être deux pour la laver. Un qui tient pendant que l’autre savonne et rince sinon elle se tapait la tête contre les murs.
En gros 4 ans de hurlement sans céder. A mettre des boules quies pour supporter les cris strident des 2 gentils Trolls sans que mes nerfs n’en prennent un coup et que je ne pleurer moi après.
C’est passé du jour au lendemain, lors d’un séjour forcé pour eux chez la grand mère pendant que j’étais à l’hôpital en urgence. Depuis, ils ADORENT ^^
Bonsoir,
Notre fils Arthur n’a jamais eu ce stéréotype…mais il en a d’autres
Ce que nous faisons, façon son-rise et méthode des 3i, c’est le rejoindre dans ses stéréotypes.
Bouger ses doigts, faire des bruits de bouche, mettre tout en bouche…nous l’imitons simplement et 9 fois sur 10 ça lui permet de rétablir le contact et de revenir sur terre beaucoup plus rapidement et vraiment apaisé.
Moi je dis ça, je dis rien hein…chacun ses trucs.
Le notre nous convient et nous met dans la meilleure position : confiance + acceptation!
très bonne piste de réflexion : crier, écrire ; )
gaspiller, gaspiller, la colère, volontairement et choisis, « là, ici il faut crier, maintenant de suite cadeau, vas y crie , moi aussi je crie, go ahhhahahhaha » si le cris trouve un espace et un écho une reconnaissance, une identité même minuscule, peut être que… mais pourquoi toujours l’autorité ? l’accompagner ? crier ensemble, ne pas rester loin, distant, ne pas rejeter, ni même savoir pourquoi forcément non plus, le cri ça ne vous rappel rien ? ce jour là, s’il n’y est pas « le » cri premier, c’est la panique a bord quand meme, non ?
passer la barrière du « il ne s’arrête jamais ou pas, ou quand est ce qu’il va s’arrêter , il ne va pas s’arrêter, il faut l’arrêter » pour trouver, chercher, amener, participer avec lui même si c’est pour crier avec l’enfant . et un cri demandé quand il n’y en a pas ? juste pour voir : ). c’est a faire sans but précis, bon et ben si on criait, là vas y ici tu peux crier, c’est possible, pas de problèmes là je suis prêt, c’est le jeu même, voyons voir , ça m’intéresse et si pas possible a cause de l’environnement, trouver un environnement pour cela des fois, même une autre fois. juste un complément liberté sur du toujours interdit, jamais l’on est assez libre quand on est parents, alors quand l’étiquette « autisme » se profil en plus, plus ça va et moins on vous laisse respirer ni respirer votre enfant tranquille ( j’ai laissé la virgule volontairement : ) il vous faut tout surveiller, contrôler, soupeser, mesurer, définir faire comme si et/ ou on le fait pour vous, a votre place partout tout le temps, vous avez des comptes a rendre et comment et pourquoi, quand, ou, avec qui, tout est troubles a corriger ou a contrôler stimuler, comprendre même là ou il n’y a rien a comprendre toujours quelqu’un a un avis ou des buts précis a atteindre sinon ceci ou cela quantifier, classifier, juger self controle etc.. il ne fait que crier, il ne parlera jamais si vous rentrez dans son jeu ? si c’est déjà le cas en plus, il parle peu voir pas et ne fait que crier ? crions mon amis, agréable ou pas, faire avec c’est quand même un minimum merde,et puis nous des cris on s’y connait on a du vocabulaire, changer les habitudes, apporter du nouveau, crée une culture du cris, juste une idée a essayer parmi plein d’autre quand on le sent ou que l’on ne sait plus/voit pas quoi faire, ça ne marche pas tout le temps on peut se planter complétement, ça ne concerne pas que ou a cause de « l’autisme « et ça n’empêche rien d’autre que de temps en temps créer la contradiction … des fois avec une réaction ou un comportement complétement incongrue, inhabituelle, ludique, ça peut être une fenêtre d’aération salutaire …inverser la situation permet aussi a l’enfant d’être confronter a lui même et une prise de conscience sans affrontement ….
rompre la solitude ou la peur de la solitude est l’essence première du cris non ?
@thicoipe filipe: Vlici le genre de logorrhée verbale à base d’interprétations psykk à deux balles, que l’on essaie précisément d’éviter sur c site pour faire progresser nos enfants.
j’ai suis aussi en colère que d’accord avec vous béatrice, vos arguments dans le fond étant très juste quelque part, je vous ai lue et je me suis relue ; ) « juste une idée a essayer parmi plein d’autre quand on le sent ou que l’on ne sait plus/voit pas quoi faire, ça ne marche pas tout le temps on peut se planter complétement, ça ne concerne pas que ou a cause de « l’autisme « et ça n’empêche rien d’autre que de temps en temps créer la contradiction … » du coup j’ai appris un mot, logorrhée qu’il est inutile de faire suivre de verbale en fait ( wiki ) . pour information je ne suis psypapa benetvole que depuis 7 ans ; ) mais j’y tiens aussi : )
Moi, le petit de 3 ans et demi a de saris stridents et c’est pénible. A chaque frustration, c’est la grosse colère et il se jette sur son petit frère pour le taper. Comme pour se venger.
alors, on le met dans sa chambre ou il continue d écrier et en profite pour faire pipi dans son slip alors qu’il est propre en journée! encore la vengeance..en jouant, il crie aussi. dans les escaliers le matin, il a développé des habitudes. Il crie à chaque fois qu’on sort de l’appartement. Il crie à chaque fois qu’il m’aperçoit dans la crèche venant le chercher. Il crie quand on lui refuse le yaourt qu’il adore ou le dessin animé qu’il s’est fixé dans la tete.
Je me demande juste est ce que ces cris vont s’arrêter un jour? Y a t il un ae où ils se raisonnent? J’aimerais un partage d’expérience…
merci,
OUI les cris cessent un jour. Lorsque l’enfant a un moyen de communication adapté ‘(ce peut être le langage, le PCS, le makaton…), et a appris à demander de l’aide, dire non, faire un choix… lorsque ses difficultés sensorielles sont cernées et traitées, lorsuqe il comprend mieux le monde qui l’entoure. Imaginez vous larguée sur une planète dont vous ne connaissez pas la langue, où l’on vous demande de faire des trucs que vous ne comprenez pas, et où l’odeur est insupportable, le sgnes parlent tellement fort qu’ils vous font mal aux oreillers. Vous faites quoi ? Moi je gueule et je me mets dans une rage noire , telle que je peux faire pipi par terre.
Son yaourt , son dessin animé, c’est ses seuls repères probablement pour l’instan. Donnez lui en d’autres , planifiez sa vie, visualisez lui ce qui va se passer, félicitezle à chaque mini effort au lieu de le coller dans sa chambre etc , parcourz ce site et voyez tout ce que vous pouvez faire pour aider votre enfant, vous verrez les cris diminueront.
Enfin, votre enfant ne se venge pas. Il est autiste. Pas méchant.
Quelle prise en charge a votre fils ?
Samuel aussi pousse des cris. Il avait 2 type de cris, ceux par plaisir histoire d’attirer notre attention, et ceux lorsque quelque chose lui déplaisait ou lui faisait mal. On lui a appris à crier « Aille » lorsque c’était approprié, et on ignore les demandes d’attention réclamées par des cris. Du coup on entends très souvent « aille », s’en est même devenu un jeu avec son frère. Et le fait d’avoir mis en place un moyen de communiquer l’aide beaucoup à réguler ses cris . Bon courage Nath( et sache que le prix de vente sur ebay n’est pas très intéressant pour un enfant , essaye le marché noir , tu en obtiendras plus!!!)
Merci béatrice,
Mon enfant n’est pas pris en charge puisque ça n’existe pas au Maroc là ou je vis. Tout au plus, j’ai un diagnostic primaire d’une psychologue qui l’a beaucoup aidé il y a un an à renouer le contact avec les autres. Je sais qu’il a des traits autistiques et je constate que leur intensité domine effectivement avec l’âge. par exemple, il ne répondait pas qu’on l’appelait. Là, il le fait. Il a appris à dire oui, non, je veux aller faire pipi. Même s’il lui arrive d’inverser le « je » et le « tu ». Il parle de lui en prononçant son prénom. il joue avec les enfants même s’il a tendance à être agressif parfois avec eux.
En somme, il a besoin de repères pour pouvoir accepter son environnement, ses maîtresses, sa classe qui sont au courant de sa situation et l’accompagnent dans son développement, encore une fois sans « prise en charge conventionnelle ».
je ne vous cache pas que ce qui est le plus dur est de le voir incapable de gérer ses émotions et ses frustrations. Chaque petit progrès est pour nous un cadeau et il est félicité pour ça (il en reçoit plusieurs en journées sans parler des bossu câlins). Mais je veux savoir en quoi le mettre dans sa chambre peut-il être nocif?
Persévérons. que la force soit avec nous! et avec eux!
Aicha: C’est pas simple quand on n’a pas de soutien, on sait! On vous encourage à éviter de trop l’envoyer dans sa chambre parce qu’il ne modifiera pas son comportement comme ça, pour lui ça n’aura pas forcément de sens et surtout, vous ne lui aurez pas montré le comportement adapté.
Je sais, c’est plus facile à dire qu’à faire, mais il faut lui donner des méthodes alternatives d’exprimer sa colère ou son mal-être, lui montrer qu’il peut faire tel ou tel comportement adapté au lieu de taper son frère, lui donner des pictogrammes pour qu’il puisse exprimer ce qui l’ennuie ou ses besoins.
Si vous avez un peu de temps, parcourez un peu le site et jetez un oeil sur les stratégies qu’on arrive à mettre en place avec nos enfants. Ce n’est jamais simple, évidemment, mais ça peut vous donner des pistes de tactiques à adapter avec lui.
N’ayant pas de prise en charge dû à votre lieu d’habitation, au final, votre enfant ne peut compter que sur vous pour lui donner les billes pour grandir et progresser. C’est très lourd à porter, ce poids. Nous sommes là si vous avez d’autres questions, nous nous ferons un plaisir de vous donner un coup de main pour trouver des idées!
Amicalement,
Nathalie Hamidi
Merci nathalie,
J’ai passé ces deux jours à lire ce qu’il y a sur le site et je vous souhaite à toutes bon courage pour accompagner ces petits boutchous tellement adorables. Mais en même temps, je me suis sentie tellement triste, tellement en colère de voir que nous manquons au Maroc du béaba des méthodes que vous décrivez pour la prise en charge. Les parents ici souffrent bop, surtout les nécessiteux. il existe qq associations, mais c’est très dispersé et elles ne sont pas influentes. Dans les hôpitaux publics, les autistes sont assimilées à des aliénés…
Je voulais juste continuer à échanger avec vous pour m’éclairer sur certaines choses. L’année prochaine, si tout va bien, mon petit devra intégrer l’enseignement public français en moyenne section (le papa est français). Je vous avoue que ça me donne des soucis car il va falloir tout commencer à zéro au niveau de son intégration et le système français ici est très très sévère, carré et dur envers tout ce qui sort du carré. Là, dans sa crèche actuelle, il se sent bien. ça fait 3 ans qu’il y ait. on avait essayé de le mettre dans une autre au début de l’année qui était moins chère. mais ça s’est mal passé et mon petit s’est fait même chassé de l’école car « comportement agressif ». Rien à faire avec la directrice qui nous a expliqué ne pas avoir de structures adaptées et qu’il est plus facile pour elle d’accepter un trisomique qu’un autiste, même si ses traits autistiques sont légers!!!!! On avait beau lui expliquer que c’était juste un pb d’intégration et que ça allait se résoudre. Niet, c’est niet.
Donc, mort dans l’âme, sans moyens de faire valoir notre droit, nous nous sommes retournés vers son ancienne crèche qui l’a accepté avec joie. Bien sûr, ça nous coûte les yeux de la tête et ça s’est ressentie sur notre vie de tous les jours.
mon boutchou paraît épanoui, bien sûr avec ses particularités à l’école…et je me demande s’il n’est pas ien pour lui de le laisser encore faire sa moyenne section dans cette crèche privée (ils ont cette classe) et retarder son entrée dans l’enseignement public français. On nous a dit qu’ici au Maroc, la mission française est gérée par le Minsistère des Affaires étrangères et non l’Education Nationale et donc l’école peut refuser un gamin français si elle décide qu’elle ne peut pas le prendre en charge . On nous a dit aussi qu’il faudra s’armer de bcp de patience car il faudra trouver une AVS, la payer et prendre en charge toutes les dépenses de notre propre poche…Ceci au cas où l’école accepte!
Et même si le petit reste dans sa crèche l’année prochaine, quid des autres années? fait-on le bon choix de le laisser encore un an dans un milieu qu’il connaît et où il se trouve, le temps qu’il grandisse et qu’il se développe?
Merci,