Les enfants autistes ont généralement du mal à nous dire lorsqu’ils ont mal quelque part, puisqu’ils ont beaucoup de mal à communiquer. Alors qu’on peut se rendre compte d’une coupure ou d’une foulure (parce qu’ils boitent), tout ce qui est du domaine de la migraine, des maux de ventre, et tout ce qui est interne, risque d’être ignoré parce qu’ils ne peuvent pas nous montrer qu’ils ont mal, et nous-même ne pouvons pas deviner.

Douleurs physiques et troubles du comportement
Dans le livre que je suis en train de lire, Les troubles du comportement associés à l’autisme et autres handicaps mentaux (Gloria Laxer et Paul Tréhin), ils signalent que parfois, les troubles du comportement peuvent être dus à une souffrance non décelée par les parents. Il faut donc être attentif à une douleur interne si votre enfant a tout à coup un trouble du comportement que vous ne vous expliquez pas.
Hypersensibilité ou hyposensibilité à la douleur
Selon les cas, certains enfants autistes peuvent avoir une hypersensibilité ou une hyposensibilité à la douleur. Certains se rouleront par terre de douleur au moindre mal, alors que d’autres pourront se faire très mal sans rien dire. Il faut donc être toujours vigilant par rapport aux divers bobos que peuvent se faire les enfants autistes, car leur réaction n’est pas toujours en rapport avec la gravité de l’incident. En cas de doute, il vaut toujours mieux insister auprès du médecin pour faire des examens complémentaires, et ne pas attendre si vous pensez que quelque chose ne va pas.
Matthieu et les douleurs physiques
Sur ce coup-ci, nous avons de la chance avec Matthieu: il n’est pas douillet mais pas hyposensible non plus. Il va se cogner en déambulant dans la maison, mais il n’en fera pas un plat, et il a toujours été capable de se frotter à l’endroit cogné pour qu’on voie où il s’était fait mal. Récemment, il a aussi commencé à dire « aïe! » quand il se fait mal, cela aide beaucoup à porter l’attention nécessaire aux divers bobos qu’il peut s’infliger quotidiennement.
Il y a quelques temps, il a eu très mal au ventre pendant toute une après-midi. Il m’a « expliqué » qu’il avait mal en mettant ma main sur son ventre et en geignant, ce qui m’a tout de suite éclairé sur la nature de son ennui, et j’ai ainsi pu faire tout mon possible pour le soulager.
Votre enfant est-il hypersensible ou hyposensible à la douleur? Sait-il signaler lorsqu’il souffre? Si vous lui demandez où il a mal, sait-il vous le montrer? Avez-vous des trucs et astuces à nous confier?
Stan sait dire qu’il souffre, et montrer , globalement où çà se situe (Stan n’est pas très spatialisé, et bon il peut il y a avoir une bonne dizaine de cm de différence entre le bobo et l’endroit indiqué). Avant le moindre bobo déclenchait des crises incroyables, maintenant on a une technique perso, un peu comportementale, qui marche incroyablement bien pour les petits bobos quotidiens : On « prend « le bobo, et on » jette « le bobo », et hop, il n’y a plus de bobo, le tout en dramatisant et théatralisant à mort. C’est instantané, çà marche
Jusqu’il y a à peu près 1 an, Mathis ne manifestait jamais de signe de douleur malgré les nombreuses chutes à répétition dont il était victime ! Pour donner un exemple : l’été dernier, je l’ai retrouvé dans le pré, gambandant tout nu dans un champs d’orties ! Il était piqué de partout mais ne sentait absolument rien !
A présent, ça lui arrive de manifester de la douleur lors d’une chute mais pas tout le temps, si il est prit dans ce qu’il fait, la douleur ne sera pas ressentie.
Ces 6 derniers mois, il a eu plusieurs épisodes de fièvre, toux…Je me suis rendue chez le médecin et à chaques fois, il avait une grosse otite ! Le médecin n’en revenait pas qu’il ne se plaigne pas !
Bonjour les filles,
Justement je pensais à ce thème pour un article.
Pour Nicolas, cela se passe différemment Il est capable de montrer où il a mal mais souvent ne le dis pas pour ne pas prendre de médicaments ou bien pour ne pas perturber sa journée. Je m’explique :
Ce week-end, mon fils a fait une petite gastro mais m’a soutenu qu’il n’avait pas mal au ventre car il voulait aller jouer au parc public comme d’habitude et aussi aller à l’école parce qu’il y a patinoire aujourd’hui.
Alors pour le contrer, j’ai plusieurs manières. Où je demande à son orthophoniste de le questionner (il lui dit tout) ou je l’espionne quand il jour à téléphoner car il raconte aussi.
Ce qui est nouveau par contre c’est que parfois, il me dit de lui même qu’il n’a pas mal à tel endroit et il faut comprendre l’inverse.
Ceci dit, si vraiment il a mal, là tout de même il se laisse soigner en négociant un peu….
Teo exprime une douleur avec des pleurs or ne montre jamais où se situe cette douleur ! C’est un souci car je dois deviner et si je ne trouve pas je lui donne (conseil du pédiatre) de l’antalgique directement !
S’il se cogne tout seul, parfois il pleure, parfois il ne dit rien.
Fort heureusement pour moi, Adam n’est quasiment malade car il ne dit rien quand il a mal. J’ai le souvenir d’une otite quand il était petit, dont il ne s’était pas plaint du tout et que le médecin a découvert à l’occasion d’une visite de routine ! J’ai cependant constaté qu’il se plaignait plus que quand il était petit.
Sinon, quand il n’a pas l’air bien, je fais un peu de la médecine « vétérinaire », je prends sa température, j’essaie de le questionner (jamais de réponse). S’il a de la fièvre et qu’il est très grognon, j’appelle le médecin, pour ne pas passer à côté de quelque chose de grave (il s’est déjà retrouvé à l’hôpital pour une gastro entérite aigue).
J’espère en tout cas qu’il va passer au travers de la grippe A. J’ai bon espoir car son frère l’a eue cet été et Adam n’a rien attrapé.
Lilia n’exprime jamais son mal, c’est un gros problème je ne voit que de la souffrance dans ces yeux sa m’arrache le coeur et bon nombre de médecins n’arrivent même pas à l’osculter correctement du coup souvent les maladies trainent ……