La vie chez nous, c’est TRÈS, TRÈS DUR. J’ai tendance à bloquer tous les comportements gênants, en particulier les stéréotypies et les rituels, même si je ferme parfois les yeux sur un flapping ou deux.

Du coup, les enfants ont pris l’habitude m’ennuyer dès que c’est humainement possible. Par exemple:

  • demander à boire de l’eau à l’heure du coucher,
  • demander à passer aux toilettes à l’heure du coucher,
  • demander à passer aux toilettes à l’heure de la sieste.

Autant je peux concevoir qu’il peut arriver d’avoir soif un soir, ou une envie pressante une fois de temps en temps parce qu’ils sont petits et n’ont pas prévu la capacité de leur vessie, autant je refuse que ça devienne un rituel.

Du coup, je me retrouve à devoir culpabiliser parce que je leur refuse tout ça—je leur refuse à boire! Je leur refuse d’aller aux toilettes! Et je me retrouve à devoir argumenter avec leur papa de la véracité ou non de leurs besoins.

Ils ont des périodes, comme ça, où ils ne demandent pas à aller boire ou à aller aux toilettes tous les soirs. Dans ces cas-là, je peux concevoir que ce sont des besoins, et pas des astuces pour pénibiliser leur mère.

Chez les enfants neurotypiques de nos amis, j’ai pu constater que les enfants sont capables de comprendre le principe de boire et d’aller aux toilettes pour la nuit. Les nôtres en sont capables aussi.

On voit de suite leur coquinerie, vu qu’ils se marrent en demandant, et demandent en même temps tous les deux. De plus, je m’assure toujours qu’ils soient passés aux toilettes et qu’ils aient bu juste avant de se coucher…

Vous avez vu? Je culpabilise encore, et j’essaie de me justifier… Ah les petits coquins! 😉

Le but de cet article? Nous les mamans nous savons d’instinct ce qui se passe avec nos enfants. Il faut arrêter de culpabiliser et s’écouter un peu plus. Et les papas, eux, doivent essayer d’arrêter de nous culpabiliser encore plus! Faites-nous confiance, nom d’un petit bonhomme! 😉