C’était mardi dernier, et nous revenions d’une séance d’orthophonie. Nous sommes sur le trottoir, devant la voiture en stationnement, et je lâche la main de Matthieu pour qu’il ouvre la portière et qu’il rentre dans la voiture, comme nous avons l’habitude de procéder.
Et là, Matthieu part comme un dératé sur la route, au mépris des gens qui passent par là en voiture. Je vous rassure tout de suite: je l’a rattrapé à temps, les voitures étaient assez loin pour le voir, et tout va bien à part mes cheveux devenus complètement blancs de frousse.
Mon coeur a fait trois tours sur lui-même, j’ai l’estomac qui est remonté dans ma gorge, et j’ai frissonné pendant un bon quart d’heure après ça. Aussi, tout le monde et son voisin m’a vu mettre une grande claque à Matthieu, sous le coup de la peur.
Ce n’est pas la première fois que je vous parle de l’inconscience du danger et de casser les routines. Je pense qu’il est temps d’en reparler à nouveau, histoire d’exorciser un peu ce qui s’est passé.
Matthieu a une nouvelle routine: avant de monter dans la voiture, il aime en faire le tour, regarder les phares, toucher aux poignées de portes, etc. Ce qui semble ennuyeux mais gérable dans la rue devant chez nous, qui est très peu passante, n’est plus du tout gérable. C’est ma faute: j’aurais dû savoir qu’il fallait être encore plus ferme que je ne le suis pour casser cette routine-là, mais je n’ai que deux mains, et parfois je choisis mes batailles. Cette bataille-ci vient de remonter en top priorité depuis mardi.
Matthieu désire plus de libertés, plus d’autonomie, ce que je lui accorde bien volontiers dans la mesure du possible: quand ce n’est pas dangereux ou trop compliqué à gérer. Je le laisse donc courir à la porte du cabinet d’orthophonie car je sais qu’il reste sur le trottoir. Et si ça lui prenait de partir à nouveau sur la route? C’est un jeu pour lui, il ne comprend pas qu’il risque de se faire renverser.
Malheureusement, la seule solution à ce problème est de resserrer à nouveau les permissions, et de réclamer – ou de prendre de force s’il le faut, et il le faut souvent – la main du moment où il y a un pied en dehors de la voiture. Matthieu n’est pas satisfait de cette nouvelle restriction, et il me le fait savoir, mais je ne peux pas le laisser courir partout!
Avez-vous vécu ce genre de situation? Comment avez-vous fait? Partagez dans les commentaires.

Il m’est arrivé à peu près la même chose. J’ai fait descendre mes enfants de voiture (d’habitude mon fils reste sur le trottoir) et j’ai attrapé rapido un truc dans la malle tout en les surveillant. Par la vitre droite, j’ai vu mon fils marcher et passer devant le capot. Tout a été si vite. J’ai entrepris de faire le tour de l’autre côté immédiatement. Si la voiture qui arrivait n’avait pas fait un petit écart pour m’éviter, il serait mort car il est trop petit pour être visible. Je suis montée chez mon père, j’étais prostrée et en larmes. Je me suis reprochée de l’avoir fait descendre. Depuis que j’ai compris que mon fils n’avait pas conscience du danger, je crains toujours de ne pas être au top de ma vigilance. Et même sachant cela et étant très prudente, j’arrive encore à commettre des erreurs.
Mon fils a 6 ans bientôt et demi, et bien qu’il soit neurotypique, dès que je sens qu’il est « agité » je lui tiens la main dans la rue, parce que sinon pour lui descendre du trottoir et courir sur la route, c’est un jeu, il ne réalise pas, il n’a pas conscience de là où il se trouve! Je te dis pas le nombre de fois où il m’a fichu des trouilles pas possibles, alors maintenant je m’en fiche de passer pour la mère castratrice, je lui laisse son autonomie dans plein de situations, mais dans la rue, dès le premier signe de déconnade, il me tient la main et point barre!
Justement… je commence à avoir moins confiance en fiston qui semble pris d’impulsions ces temps-ci. Lâcher la poignée de la poussette pour partir à la course de reculons parce qu’il a manqué « une adresse » en se promenant (il lit dans sa tête toutes les adresses en chemin)
Sinon il y a la minie. 3-4-5 fois dans le milieu de la rue en dedans de 5 minutes.
Oui il y a des enfants qui ont besoin d’être pris par la main. Ca me ramène à mon stage. Ce matin, une jeune enfant de 4 ans, court partout et saute dans l’atelier très, trop longtemps.
Elle jubile. Je trouve ça merveilleux qu’elle soit spontanée, si fraîche. Elle a envie de tout.
En même temps là, elle se disperse.
Le lieu est de taille moyenne et il peut présenter des dangers : faire tomber la table des couleurs, trébucher, se cogner au mobilier et se blesser ou blesser les autres.
Je suis très vigilante à la sécurité des enfants. Elle passe avant l’expression, avant la peinture.
J’ai pris Marie – Luce par la main, fermement. Elle m’a suivie le temps que je navigue d’un mélange de peinture au ramassage d’une coulée sur une feuille.
Puis, je l’ai lâchée. Ses pieds se sont ancrés dans le sol et elle a pu tenir un godet de peinture sans le renverser. Elle était fière de cette acquisition.
La suite demain …
merci à ce blog de permettre de s’exprimer.
J’ai mis un post, mauvaise manip où est-t-il passé ?
Tu l’as Nathalie ?
Je l’ai! ^^
Comme tu as changé d’adresse e-mail, WordPress ne la reconnaissait plus.
Tant mieux, merci.
Je clique sur f en bas à droite. Tu as tout prévu.
Il ne faut pas te culpabiliser d’avoir loupé une fois le coche. On ne peut pas être partout à la fois. Comme j’ai coutume de dire: je ne suis pas Shiva, je n’ai pas 5 bras !
Et puis, tu m’aurais vu ramener par le poignet , ses pieds touchant à peine le sol, mon gnome hurlant en septembre dernier, pour lui faire retraverser la route en me donnant la main, pour pouvoir le renforcer ensuite, tu m’aurait prise pour Cruella
La sécurité de nos enfants, NT ou pas, c’est essentiel, tu n’as pas à avoir de scrupule parce que tu restreint son indépendance à ce niveau. Quand il aura appris la notion de danger , il sera toujours temps de lui la rendre, en attendant , il faut le garder « entier »…
Je voulais aussi partager un autre truc avec toi:
Depuis que Stan a investi le langage ,progressé au niveau psychomot il a des velleités d’indépendance et d’autonomie qu’il n’avaoit pas auparavant.Il est véritablement entré dans une période « Moi tout seul » que les enfants ordinaires traversent vers 2 ans, justement quand ils commencent à parler.
Je viens de me dire, tiens c’est bizarre Matthieu commence à rentrer dans le langage , et il commence peut-être maladroitement , de façon pas tout à fait adaptée à réclamer son autonomie. Je ne sais pas ce que tu peux faire avec çà, mais j’y ai pensé tout de suite;
Bonjours a tous je suis maman d’un petit garçon qui s’appelle issa il y a un peu plus d’un ans que l’on a appris qu’il étais autiste .en se qui me concerne j’ai trouver une astuce qui a mis du temps a se mettre en place certes,mais qui vaut le coup.mon fils et langagier et il aime la musique j’ai donc décider de chanter tous simplement, une foie sortie de la maison je lui donner la main en chanter, et puis au milieu du trajet je lui proposer de la lâcher a condition qu’il chante avec moi il chanter donc avec moi il rester a coté de moi et chacun notre tour on chantais une phrase de la comptine se qui lui plaisez beaucoup maintenant issa a 5ans et il marche sans me donner la main (sauf si il en a envie ) et même si il s’éloigne un peu il revient toujours vers nous.de plus je suis d’accord avec béatrice bolling il ne faut pas culpabiliser , nous ne somme pas que des mère d’enfant autiste nous somme aussi des personne en dehors de nos enfant ( et dieu c’est a quel point on les aime) il nous arrive de craquer
Quand à moi, je vis encore avec la peur de perdre ma fille bêtement, qui a 8ans…nous avons tendance à les emprisonner,juste pour empêcher le danger!!Que faire, pour les faire sortir de leurs bulles??Les libérer pour les perdre à jamais???Ou bien les cerner pour les emfermer encore et encore,…et les empâcher de s’immenciper!!!On se trouve dans l’ambaras du choix, entre la protection, et le danger, et leur développement…Ingérable, et fatigante, la dicipline ainsi que l’éducation d’un enfant autiste!!!
Mon fils qui avait 4ans a l’époque(il va en avoir5),etait avec moi et sa petite soeur qui avait deux ans et qui était en poussette.je me trouvais dans une rue,en sortant de la boulangerie,j’ai regarder une petite annonce qui était collé sur la vitrine,il a tiré brutalement sa main de la mienne et a courut directement sur la route,par chance un homme se trouvait la et la attraper au dernier moment,a une secondr près il serait mort écraser.par peur je lui es mis une claque.et je me suis mise a pleuré.
Mon fils a 5ans et demi, avant il monte et grimpe tout jusqu’au voiture, court partout, volet, etc….dans la rue il faut qu’on tient sa main. !! c’est effrayant, je dis, il faut que je lâche un peu car il doit apprendre aussi, mais je suis toujours vigilent. J’ai lui éxpliqué et montré le passage piéton et marche lentement, etc…….. A ce jour, il se promène avec nous, il ne voulait plus le tenir la main, il marche doucement. Quand je parle ou explique des choses à mon fils, je ne pense pas à la différence.
Nos enfants sont différents mais ils comprennent ce qu’on leur disent, mais toujours vigilent ( pendant la promenade = pas de portable)
Mon fils a 5ans et demi, avant il monte et grimpe tout jusqu’au voiture, court partout, volet, etc….dans la rue il faut qu’on tient sa main. !! c’est effrayant, je dis, il faut que je lâche un peu car il doit apprendre aussi, mais je suis toujours vigilent. J’ai lui éxpliqué et montré le passage piéton et marche lentement, etc…….. A ce jour, il se promène avec nous, il ne voulait plus le tenir la main, il marche doucement. Quand je parle ou explique des choses à mon fils, je ne pense pas à la différence.
Nos enfants sont différents mais ils comprennent ce qu’on leur disent, mais toujours vigilent ( pendant la promenade = pas de portable).
A 4 ans mon filsi a été percuté par une voiture et projeté dans les airs sur 17 m (trauma cranien, fracture de la clavicule et diverses abrasions sur le corps), j’ai cru que mon coeur s’arrêtait de battre, il en a maintenant 13 mais il n’a toujours pas intégré les dangers qui l’entourent et il n’en a aucune conscience, donc c’est à moi de le faire pour lui! Déjà petit c’était compliqué de lui mettre des garde-fous mais maintenant qu’il est plus grand que moi c’est encore plus compliqué, mon but de chaque journée qui passe est qu’il arrive vivant au soir! J’en suis toujours là! Et ce malgré les thérapies et prises en charges diverses!
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J’ai vécu les mêmes peurs et mêmes danger. Sur la route, à la mer où mon fils petit y aller dedans même l’hiver. Il a failli se noyer plus d’une fois. Jusqu’à ce qu’il apprenne à nager, à traverser en prenant conscience du danger pour lui. J’ai bien failli le perdre un jour et j’ai crié tellement fort que le conducteur de la voiture a pilé de surprise. C’est un travail de chaque jour, nos enfants sont comme des funambules sans filets, et puis un jour à force d’explications terre à terre, de cris, de peurs, d’apprentissage, ces funambules peuvent se déplacer avec aisance malgré le danger…
le mien aussi, 6 ans, me fait régulièrement le coup de partir en courant sur la route, de refuser la main en hurlant tout le trajet école/maison, il a réussi une fois à s’échapper et est resté seul sur la route qui traverse le quartier (très dangereuse) pendant une vingtaine de minutes (on a appelé les flics et tout bien sûr) bref une horreur. Quelquefois il fait un pas en avant dans la confiance que je lui accorde et je lui laisse une liberté, que je regrette toujours ensuite. Il a beau être très intelligent, je me demande sincèrement s’il va arriver à l’âge adulte car il se met en danger n’importe quand, n’importe où. Une angoisse permanente.
Moi, c’est mon fils NT qui me fait ça, il a 2 ans et 9 mois !
Celui qui est AHN m’a tjrs tenu la main dans la rue … No comment !
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Quand Valentin avait moins de 6 ans, nous habitions Paris, avenue d’Italie, une rue qui ressemble à une autoroute tellement la circulation est intense. Je passais mes journées à emmener Valentin à ses diverses prises en charge, à pied, en bus, en métro. Je vivais dans l’angoisse permanente. J’ai souvent été tentée de le tenir en laisse pour sa sécurité. Bien sûr je ne l’aurais pas fait mais le nombre de fois où il m’a échappé et d’un coup s’est mis à vouloir traverser sous le nez de voiture. J’avais cousu la capuche de son anorak qui ne tenait qu’avec des boutons pression car je l’ai souvent retenu à la dernière seconde par sa capuche l’empêchant ainsi à la dernière seconde de se faire écraser.
Les deux fois où il m’a fait le plus peur, c’est dans le métro, où il a vu un oiseau. Nous attendions la rame, je cherchais un mouchoir dans mon sac, j’ai eu 2 secondes d’inattention, l’oiseau a décidé de partir s’installer de l’autre côté de la voie et Valentin a voulu le suivre, quand j’ai levé les yeux du sac, Valentin avait déjà les chaussures au bord de la voie et la rame de métro arrivait à toute vitesse Je l’ai attrapé par la capuche, l’ai tenu serré dans mes bras et j’ai fondu en larmes. Il n’a pas compris ce qui c’était passé et a crié parce qu’il voulait voir l’oiseau. Tout le monde me regardait ébahis. La rame arrivait, nous sommes montés dedans, j’ai pleuré tout le trajet et tout monde me regardait.
L’autre moment horrible, c’est quand nous avons perdu Valentin dans Paris pendant deux heures. Nous habitions au-dessus du centre commercial Italie2. Une super adresse d’habitation pour faire ses courses. Pour rentrer chez nous, je traversais le centre commercial et nous avions un accès direct depuis le centre jusque dans l’immeuble. Valentin et moi circulions dans ce centre commercial tous les jours. Quand je faisais des achats, il m’est souvent arrivé que Valentin s’égare de quelques mètres pendant que je payais. Tous les magasins et vigiles du centre connaissaient Valentin à force de me voire le chercher, l’appeler et parce qu’il n’y avait une enseigne où Valentin avait fait une crise, mis le désordre dans des piles d’objets bien rangés. Je passais mon temps à expliquer. Et puis un jour, j’ai eu beau appeler « Valentin, Valentin » chercher autour de moi, plus de Valentin, ni dans la boutique où j’étais avec lui, ni dans les boutiques autour, ni dans ses endroits préférés du centre. Panique ! Un centre immense sur 3 étages, avec des escalators partout qui montent, qui descendent, des ascenseurs, des sorties vers la rue de tous les côtés avec des bus qui s’arrêtent devant la sortie et Valentin adorait prendre le bus. Des accès direct au couloir du métro. Des accès direct avec les ascenseurs à des kms de parking en sous-sol sur une dizaine de niveaux…..
Vous imaginez le cauchemar. J’ai foncé à l’accueil prévenir les vigiles pour lancer les recherches. Une annonce a été passée au micro afin que tous les clients et toutes les boutiques regardent autour d’eux. Et j’ai couru dans tous les recoins du centre, sur tous les trottoirs autour du centre en décrivant Valentin aux passants. J’ai appelé mon mari depuis le portable pour qu’il quitte le bureau et me rejoigne dans les recherches. J’étais paniqué.
Après deux heures de course folle, toujours pas de Valentin. J’étais persuadée qu’il était monté dans un bus et qu’à ce moment-là il pouvait être n’importe où dans Paris. Où qu’une personne mal intentionnée l’avait invité à monter dans sa voiture. Quand tout d’un coup mon portable a sonné. « Allo c’est l’école de Valentin, Valentin est avec nous ». J’ai fondu en larmes et j’ai embrassé le vigile qui était à côté de moi. C’est une dame de service qui travaille à l’école qui est tombée sur Valentin dans la rue à 20 mn à pied de chez nous ! Vous imaginez à 20 mn à pied de chez nous. Heureusement elle l’a reconnu et ne sachant ni son nom, ni son adresse, et Valentin étant incapable de donner aucune information sur lui, elle l’a amené à l’école, qui nous a contacté. Je n’ai jamais eu aussi peur de ma vie.
Oh là là, j’en ai froid dans le dos! C’est terrible!