Archives AI (4)Depuis sa naissance, et quasiment jusqu’à ses deux ans, Matthieu ne dormait pas. Et quand je dis qu’il ne dormait pas, je ne dis pas qu’il dormait peu, faisait peu de siestes, etc. Il devait dormir environ deux ou trois heures par jour, et généralement il ne supportait pas d’être dans son lit et réclamait les bras pour consentir à s’assoupir. Il pouvait rester réveillé dans son lit pendant toute la nuit, en riant avec ses jouets, ou en criant si je les lui enlevais pour voir s’il finissait par s’endormir, sans se sentir fatigué le lendemain matin.

On ne sait pas avec certitude quelle est la véritable raison pour les troubles du sommeil chez les enfants avec autisme, mais des études récentes faites par l’institut Pasteur ont démontré qu’un gène spécifique code une protéine en rapport avec la mélatonine. La mélatonine joue un rôle dans les rythmes veille/sommeil.

Plusieurs autres études ont déjà rapporté un taux de mélatonine bas chez les personnes avec autisme, ainsi que chez leurs parents qui n’ont pas forcément, eux, de troubles autistiques.

L’hypothèse émise est que « la baisse de mélatonine pourrait avoir un rôle direct sur les réseaux neuronaux et donc amplifier l’effet d’autres atteintes génétiques chez l’enfant ou indirectement, affecter les rythmes veille-sommeil rendant les enfants atteints à d’autres facteurs de sensibilité » (source).