C’était chouette, ce 8 décembre. A Paris, à Lille. Dans le froid, et parfois entre les gouttes (conséquence sans doute de mes prouesses vocales—pour info, mon frère biologique est ténor professionnel, j’ai donc juste honte).

C’était un moment de communion. Communion d’intérêts, d’envie, d’énergies.

C’était un mouvement spontané, en dehors des mouvements associatifs, une démonstration bon enfant de notre détermination. C’était bien sympa, mais il ne faudra pas s’arrêter là. Il faut maintenant que les professionnels, les associations, les comités de recherche, les personnes qui font autorité dans le domaine de l’autisme, sortent du bois, et osent apporter leur soutien publiquement à notre mouvement. Estève Freixa i Baqué, Jacques Van Rillaer, Vinca Rivière, Thomas Bourgeron, Bernadette Roger, notamment, Brigitte Axelrad, Jean-Paul Krivine, ont apporté leur soutien, soit en participant aux rassemblements, soit en adressant un document écrit à Sophie Robert.

Nous sommes nombreux à avoir des activités associatives, à rencontrer chaque jour des professionnels. Demandons leur de prendre officiellement position!

Quelle est la position de l’ARAPI, de Sésame Autisme? Quelle est la position de votre pédopsychiatre? De votre neurologue? Quelle est la position du Centre de Ressources Autisme qui a diagnostiqué votre enfant? Quelle est la position de votre pédiatre? De votre psychomotricien? De votre orthophoniste?

Recueillez leur témoignage, leur soutien, leur position. Les grands noms anglo-saxons soutiennent le Mur. La plus grosse organisation mondiale associative, Autism Speaks (un million de personnes consultent son blog), soutient aussi le Mur. C’est le moment ou jamais de s’activer!

Une telle occasion de démontrer l’absurdité et l’inefficacité du système français ne se présentera pas plusieurs fois. Jacques Alain Miller a déclenché un effet Streisand, profitons de cette opportunité et impliquons-y les professionnels.

On va briser le Mur si l’on s’y met ensemble. C’est tout!