Depuis septembre 2011, Nicolas a intégré un nouvel établissement en ULIS, Unité Localisée d’Inclusion Scolaire, ou (6e9) au collège. Tout ceci a considérablement changé nos habitudes, car mon fils doit être à 7h50 dans l’enceinte du collège, et ce dernier se trouve dans une autre ville.
Eh bien, je vous le donne en mille: il a fallu à peine deux jours d’adaptation à Nicolas, alors que moi, je suis toujours autant stressée, ayant la désagréable sensation chaque matin de le lâcher dans une jungle. Le temps du cocooning des CLIS est révolu.
Grâce à la réunion des professeurs et à l’équipe éducative, je sais que tout se passe bien, car si je compte sur Nicolas pour me donner des informations…! Comme il me dit: « je ne suis pas autiste, je suis un adolescent », et tout ce qui va avec: acné, timide apparition de la moustache, dialogues bref, intérêt des attributs féminins et plaisirs personnels.
La classe se déroule ainsi: ils sont douze, Nicolas a un professeur principal qui enseigne le français, les maths, l’histoire, la géographie, un professeur de musique, un professeur d’anglais, un professeur de technologie et un professeur d’EPS. Ses journées commencent à 8h00 jusqu’à 15h30, sauf le lundi où il finit à 16h40. Ils n’ont pas cours le mercredi.
La professeur principale est toujours accompagnée d’une AVS-co, qui les a chaperonnés durant le temps de cantine les deux premières semaines. Depuis, la classe se débrouille, car ils sont tous autonomes.
Sa façon de travailler est la même qu’en CLIS, s’adaptant à chaque niveau de l’élève. Cependant, les devoirs sont de plus en plus fréquents, les amenant aussi à apprendre à s’organiser, anticiper, planifier leur travail, chose que Nicolas n’arrive pas à faire encore. Ils font également beaucoup de sorties, principalement axées sur la protection de l’environnement, notamment en allant nettoyer une plage, reboiser une forêt, sentir la flore et voir la faune, etc.
En décembre, j’ai reçu son premier bulletin de note avec une très bonne moyenne.
Ce que je peux dire dire, c’est que Nicolas y est épanoui. L’orthophoniste trouve même que cela l’a boosté, car il fait plein de choses qu’il ne faisait pas avant. La dernière année de CLIS fût plutôt une période de stagnation. Le changement lui a mis le pied à l’étrier.
Pendant deux ans, Nicolas aura ce programme, et c’est seulement en 4e ULIS qu’il sera question d’un projet professionnel, avec ateliers au collège et stages en entreprise.
Depuis quelques temps, les intervenants de la prise en charge de Nicolas et nous-même parents, avont noté de grands changements chez mon fils.
Depuis qu’il est tout petit, Nicolas a toujours adoré les mélodies, déjà par les jeux 1er âge, mais très vite, il s’est intéressé à ce qu’il entendait à la télé, radio et CD que j’écoutais. Alors qu’il ne marchait pas encore, chaque après-midi, j’adorais regarder 