Comment se passe votre rentrée?

Septembre est là, les petits cartables et les petites trousses remplies de fournitures scolaires ont été achetés et tout est prêt pour absorber un maximum d’information chez nos chers petits.

La plupart des élèves normaux ont intégré l’école pour la première fois, ou bien retrouvé leurs anciens camarades.

Mais qu’en est-il des élèves autistes?

Parents

Faites-nous savoir si:

  • votre enfant a pu être intégré dans une école, que ce soit de l’enseignement spécialisé ou dans un milieu ordinaire,
  • l’AVS de votre enfant était au rendez-vous,
  • un Plan Personnalisé de Scolarisation est prévu (ou a déjà été tenu lors d’une réunion) pour aménager au mieux la scolarisation de votre enfant,
  • tout se passe bien avec l’équipe éducative de votre enfant,
  • etc.

Rappellez-vous de faire passer à l’enseignant et à l’AVS de votre enfant ces articles compilés par Béatrice dans sa boîte à outils, qui leur permettront de connaître les meilleurs moyens de faire classe à un enfant autiste:

Enseignants, AVS, équipe éducative

Avez-vous des questions à nous poser pour mieux comprendre comment aider votre élève, parvenir à passer une année la plus sereine possible, organiser votre classe pour une approche réussie avec un enfant autiste?

Nous sommes ici pour vous donner des pistes pour vous en sortir, car il est parfois difficile de comprendre comment fonctionnent nos enfants, mais avec de la bonne volonté, il est possible d’améliorer grandement la situation.

Bref, racontez-nous comment se passe cette rentrée 2011-2012 pour vous et votre enfant/votre élève.

Inclusion: qu’en est-il, deux ans après?

Le mois de juin vient sonner le glas d’une nouvelle année scolaire, et l’heure est une fois encore au bilan d’une inclusion timide qui progresse à pas comptés et hésitants.

Cela fait maintenant deux ans que les élèves de la CLIS-TED évoluent dans les murs de notre établissement, et force est de constater que la situation peine à évoluer depuis l’implantation de cette classe.

En temps que membre de l’équipe enseignante et père d’un jeune autiste ne bénéficiant plus d’aucune scolarisation en milieu ordinaire (15 ans: trop vieux pour apprendre!), c’est à moi qu’incombe la tâche délicate de proposer, convaincre, faire bouger (je n’ose dire « changer ») les mentalités.

Pas facile, tout ça! Il m’a fallu opter pour une stratégie « soft », après le « rentre-dedans » opéré l’an dernier qui n’avait eu pour effet que de clore le débat d’un « Pour toi, c’est facile, tu as l’habitude avec Antoine, mais nous, on n’y arrivera pas, on ne saura pas comment faire! »

Je me suis donc attelé cette année à ouvrir une voie en montrant l’exemple d’une inclusion réussie en géométrie pour un enfant qui présentait des dispositions pour ce type d’activité (passion pour l’alignement et le tri d’objets, les formes, les encastrements…), ceci afin de tenter de dépasser les sempiternelles inclusions en gymnastique ou en musique, plus faciles parce que sans grand danger pour l’enseignant.

Mes collègues ayant besoin d’être rassurés par des explications rationnelles et parfois très « terre à terre », je me suis employé à décripter avec eux tel ou tel comportement bizarre, quitte à recourir parfois à une psychologie bon marché: expliquer pourquoi cet enfant se met subitement à crier ou à répéter à voix haute tout ce qu’on dit, pourquoi celui-là se lève brusquement en renversant sa chaise pour tourner trois fois sur lui-même, et pourquoi celui-ci a besoin d’aller se caler systèmatiquement entre le radiateur et l’armoire, tout près de la fenêtre. Tout expliquer, pour bien faire comprendre que ces actes ne sont pas forcément faits à l’encontre de l’enseignant, et apporter des éclaircissements à ces curieuses stéréotypies.

Une année de discours (de plaidoirie?), de démonstrations en conseil des maîtres, de soutien à l’enseignante (non spécialisée) en charge de la CLIS qui, avec ses trois années d’ancienneté et son manque de formation, se trouvait bien mal placée pour donner des leçons à des dinosaures en fin de carrière.

Un an de perdu, pourrais-je me dire avec pessimisme, au regard du peu d’évolution dans les pratiques individuelles, du manque d’audace et d’ambition vis à vis de ces six enfants dont le temps est tellement compté. À la fin du mois, trois d’entre eux se verront reconduire à la porte de l’école pour une sortie définitive, mais concrétement, qu’avons-nous fait pour eux, mis à part les accueillir parmi nous avec bienveillance, les amener au stade ou leur faire écouter de la musique?

Nous n’avons même pas su saisir le coche lorsqu’il est arrivé quelquefois qu’un enfant vienne se mêler à nos rangs ou franchisse inopinément la porte de notre classe pour y jeter un coup d’oeil intéressé. Pourquoi ne pas prévoir à l’avenir une table et une chaise qui permettrait au petit curieux de venir s’y installer quelque instants, plutôt que de le prendre par la main et de le raccompagner jusqu’à sa classe?

À la rentrée, donc,  le combat va se reprendre, toujours en douceur. L’équipe sera rajeunie au profit d’un départ en retraite, mais nous perdons une classe et nous aurons quasiment tous des doubles niveaux. Un nouvel enseignant non formé sera nommé sur la CLIS, autre contexte, autres conditions de travail (qui se dégradent au fil des années)… Autant d’entraves à une réelle et bonne inclusion.

Serons-nous capables de relever le défi?

Boîte à outils de l’enseignant ou AVS: La communication parents-enseignants

Boîte à outils de l'enseignant ou AVS accueillant un enfant autiste dans sa classe

former classroom (photo: Julie Facine)

La communication avec les parents est essentielle, d’une part parce que les familles sont de plus en plus nombreuses à faire le choix d’une prise en charge éducative et comportementale à la maison et en libéral, dans laquelle l’école est un lieu de généralisation de certains apprentissages, et ensuite parce que, pour tout parent, laisser un enfant qui communique peu ses besoins, dans un environnement forcément moins chaleureux que le milieu familial, est un peu anxiogène.

Fixez donc des rencontres régulières avec les parents, autorisez l’AVS à communiquer avec eux, pour les progrès, le confort et la confiance de tous.

Nul besoin cependant d’échanger des romans. Une simple feuille de circulation telle que celle-ci est parfaite pour informer:

Aujourd’hui j’ai travaillé:

  1. Écriture:
  2. Maths:
  3. Lecture:

Mon comportement était:

L’AVS colorie ou entoure le bon bonhomme, avec un petit commentaire en cas de gros souci ou de grosse joie, et ça roule. Les parents peuvent compléter le même type de fiche à propos des devoirs et leçons.

De très nombreux enfants autistes ont des difficultés à accepter la frustration de l’échec – elle peut engendrer des comportements problèmatiques. Pour éviter de placer l’enfant dans cette situation, il est souhaitable que l’enseignant informe une fois par mois les familles des compétences qui vont être travaillées sur la séquence suivante. Ainsi, elles seront travaillées à la maison à l’avance, ce qui permettra d’aplanir les plus grosses embûches et de gagner un peu plus de compliance de la part de l’enfant.

Ces échanges vous permettront aussi de connaître quelles sont les compétences que les parents travaillent à la maison, et que vous pouvez inciter l’enfant à généraliser à l’école (acquisition de la propreté, boire au verre, stéréotypies à bloquer, etc.).

Fixez les règles du jeu avec les autres parents d’élève dès la rentrée. La présence d’un adulte supplémentaire dans la classe, ou de plusieurs adultes (psychologue ABA par exemple), n’est pas un luxe injustement consenti à un élève de la classe: c’est l’accompagnement indispensable d’un enfant handicapé, dont le handicap est – il faut le rappeler – protégé par le secret médical. Les parents de l’enfant handicapé peuvent accepter de communiquer autour de son handicap, ou pas.

N’oubliez jamais que les parents sont les meilleurs spécialistes de leur enfant et que, pour ce qui concerne l’autisme, ils sont de plus en plus souvent mieux formés et informés que les « professionnels » qui vous entourent (CAMPS, CMPP, psychologues scolaires, etc.). N’oubliez jamais que vous êtes peut-être parent vous-même, ou que vous le serez peut-être un jour, et qu’environ une naissance sur 110 est sur le spectre autistique. Soyez l’enseignant ou l’AVS que vous aimeriez rencontrer sur votre route si par malchance votre enfant était ce 1%…

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Boîte à outils de l’enseignant ou AVS: Prévoir l’imprévisible

Boîte à outils de l'enseignant ou AVS accueillant un enfant autiste dans sa classe

former classroom (photo: Julie Facine)

Une classe qui va accueillir un enfant autiste doit être un peu aménagée, pour le confort de tous et la progression de chacun, dans plusieurs domaines comportementaux, environnementaux, visuels, sensoriels, et bien sûr académiques. Une somme de petits détails, qui bout à bout vont faire la différence:

  • Préparez un pictogramme « changement de programme ». Cela peut  être représenté par un point d’interrogation rouge, par exemple (ou n’importe quel autre pictogramme que l’élève est habitué à utiliser à la maison).
  • N’oubliez pas qu’un élève autiste a une définition beaucoup plus fine du changement que la vôtre. La sonnerie d’intercours, même si elle revient souvent, reste longtemps « imprévue » pour l’enfant qui a une hypersensibilité auditive, et peut beaucoup le perturber – à peu près autant que l’alarme des pompiers du premier mercredi du mois. L’imprévu peut donc être de tout ordre.
  • Si l’imprévu est en fait prévu – évènement inhabituel qui va se produire au cours de la journée, comme une visite médicale, un changement de routine (par exemple une récréation dans le préau au lieu de la cour), le pictogramme « changement de programme » est placé au moment nécessaire dans l’emploi du temps journalier de l’enfant, et est clairement identifié par l’AVS lors de l’évocation du programme du jour le matin.
  • Si l’imprévu n’est pas du tout prévu, pas de panique. Restez dans une attitude et un ton calme. Exprimez la nature de l’imprévu de manière concise et précise, avec visualisation si nécessaire, et faites en sorte de limiter et de contrôler l’excitation dans le groupe classe. L’élève autiste est non seulement sensible au changement factuel positif ou négatif (une super activité, comme une déception), mais aussi à un changement imprévu d’ambiance, et peut le manifester par une agitation motrice, une recrudescence de stéréotypies, ou un besoin de parler.
  • Après une activité imprévue, renforcez l’élève en autorisant une activité très agréable de renforcement (10 minutes d’ordinateur avec le timer, par exemple, ou la possibilité de lire un livre, faire un puzzle, etc.), afin que l’imprévu soit associé à une sensation agréable – cela vous facilitera les futures situations imprévisibles.

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Boîte à outils de l’enseignant ou AVS: Gérer les temps de transition

Boîte à outils de l'enseignant ou AVS accueillant un enfant autiste dans sa classe

former classroom (photo: Julie Facine)

Une classe qui va accueillir un enfant autiste doit être un peu aménagée, pour le confort de tous et la progression de chacun, dans plusieurs domaines comportementaux, environnementaux, visuels, sensoriels, et bien sûr académiques. Une somme de petits détails, qui bout à bout vont faire la différence:

  • Demandez à l’AVS de parcourir l’emploi du temps quotidien de l’enfant chaque matin.
  • Utilisez le timer ou le compte à rebours visuel (une échelle de 5 à 0 qui descend graduellement avec l’écoulement du temps de transition).
  • Assurez-vous que la tâche suivante ou le lieu suivant est dans les « starting block », l’enfant doit pouvoir s’engager immédiatement dans l’activité. Pas de temps morts.
  • Donnez à l’enfant un objectif pour ses temps de transition (une économie de jetons, avec une plaquette qui se remplit au cours du temps de transition, avec renforcement à la fin de la plaquette, est un moyen très adapté)
  • Faites se succéder des activités coûteuses et des activités renforçantes.
  • Demandez à un pair d’aider à la transition s’il s’agit de changer de classe, en guidant, en donnant la main, par exemple, pour rendre l’enfant plus autonome vis-à-vis de l’AVS.

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Boîte à outils de l’enseignant ou AVS: Rendre les choses encore plus visuelles

Boîte à outils de l'enseignant ou AVS accueillant un enfant autiste dans sa classe

former classroom (photo: Julie Facine)

Une classe qui va accueillir un enfant autiste doit être un peu aménagée, pour le confort de tous et la progression de chacun, dans plusieurs domaines comportementaux, environnementaux, visuels, sensoriels, et bien sûr académiques. Une somme de petits détails, qui bout à bout vont faire la différence:

  • L’emploi du temps quotidien doit toujours être affiché au même  endroit, avec une visualisation des taches (pictogrammes) et des personnes (photos).
  • Utilisez les différents supports: le tableau noir, le tableau blanc, le rétro-projecteur, le paper-board, l’écran TV. Chaque support permettant de visualiser un aspect de la leçon (par exemple, les dates au tableau noir, les évènements marquants sur le blanc, les personnages notables au rétro).
  • Délimitez les espaces de la classe ou du bureau – bacs, porte-vues, porte crayons.
  • Une matière = une couleur.
  • Placez un petit bac « travail terminé » sur le bureau de l’enfant.
  • Évitez l’excès d’infos visuelles autres que celles de la leçon dans la classe pour limiter les sources d’overload et de distraction.
  • N’hésitez pas à utiliser des objets « réels » pour faire vos leçons. Utilisez de vraies billes pour le calcul, par exemple.

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Boîte à outils de l’enseignant ou AVS: Manger à la cantine

Boîte à outils de l'enseignant ou AVS accueillant un enfant autiste dans sa classe

former classroom (photo: Julie Facine)

Une classe qui va accueillir un enfant autiste doit être un peu aménagée, pour le confort de tous et la progression de chacun, dans plusieurs domaines comportementaux, environnementaux, visuels, sensoriels, et bien sûr académiques. Une somme de petits détails, qui bout à bout vont faire la différence:

  • Visualisez le menu et le temps de cantine dans l’emploi du temps quotidien
  • Si le déjeuner a lieu au self, préparez à l’avance les choix (en ne proposant qu’une alternative à chaque fois, pas dix possibilités)
  • Faites en sorte que l’enfant ait son pair « mentor » qui l’accompagne, déjeune avec lui, même si il a un adulte pour l’accompagner. Le déjeuner est un temps social fort, particulièrement en France.
  • Le temps de repas doit être intégré au contrat de comportement quotidien.
  • Prévoyez un renforcement spécifique au temps de déjeuner, qui récompense chaque comportement cible (rester assis, manger un peu de tout, rester calme, etc.), et chaque étape du chaînage (faire la queue, prendre son matériel, choisir ses mets, manger, débarrasser, rejoindre la cour).
  • Autorisez les mp3, bouchons d’oreille, si nécessaire – chacun connait le volume sonore des cantines.
  • Assignez une place au réfectoire, toujours la même, avec le même compagnon, loin des bruits de vaisselle, des cohues de passage, des odeurs de frites.
  • Prévoyez que l’enfant passe toujours au même service, celui qui est le moins fréquenté. Laissez l’enfant y aller en avance s’il le souhaite, pour ne pas être pris dans la cohue.
  • Si c’est possible, envisagez un endroit plus calme pour le déjeuner de cet enfant et d’un petit groupe de ses camarades (dans l’école de mon fils, dès les beaux jours, on mange dans la cour de récré, c’est rigolo et moins bruyant).
  • Respectez les difficultés alimentaires de l’enfant. Elles sont sensorielles. Ne forcez rien. Renforcez!

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Demandes, exigences et refus à l’école

Demandes, exigences et refus à l'école

Lors du dernier PPS à l’école de Matthieu, nous avons abordé un point où nous, les parents, et l’équipe éducative n’arrivons pas à nous mettre totalement d’accord. Je tiens à dire que nous avons été écoutés et que la discussion a pu se faire avec ouverture des deux côtés.

Voilà notre position: Matthieu refuse parfois de faire certaines activités à l’école, notamment écrire ou s’asseoir avec les autres à la table pour travailler (faire de la peinture, du découpage, bref, le travail des enfants en moyenne section). Selon nous, il ne faut pas céder à Matthieu et exiger qu’il fasse comme les autres, en restant toutefois attentif à ses capacités d’adaptation et à ne pas trop en demander à la fois.

L’école a une stratégie par « évitement », c’est-à-dire qu’ils souhaitent éviter les crises et autres problèmes en cherchant des méthodes alternatives d’amener Matthieu à écrire (lui faire tracer dans le sable, lui faire faire des chemins avec les petits rails en bois, etc.).

Nous, nous pensons qu’il serait plus efficace d’expliquer à Matthieu qu’à l’école il doit obéir à l’autorité de son AVS (supervisée par la maîtresse, pour éviter les multiples interlocuteurs à Matthieu). Pour ma part, j’ai expliqué à Matthieu qu’il doit faire ce qu’on lui demande (bien manger à la cantine, ne pas pousser les copains en cours de récréation, écrire quand on le lui demande).

Nous nous sommes quittés sans trop pouvoir finir la discussion, par manque de temps. Au retour à la maison, le papa de Matthieu lui a expliqué que le lendemain il était important qu’il écrive à l’école. Vous savez quoi? Il a écrit le lendemain.

Ce n’est pas « aussi simple que ça », et évidemment Matthieu cherche à éviter les activités qui lui déplaisent, mais cela prouve au moins que Matthieu, si on lui fixe des objectifs, avec récompense à la clé (jouer aux jeux vidéos s’il travaille bien), est tout à fait capable de faire ce qu’on attend de lui, et que c’est plus par opposition que par difficulté qu’il ne le fait pas.

Il y a quelques jours, j’ai eu un coup de fil de la part de l’enseignante référante qui souhaite qu’on continue la discussion, si possible avec une personne du CRA qui se déplacerait pour pouvoir donner un avis sur la question de sa place de professionnel de l’autisme. Je trouve ça formidable que ça n’en soit pas resté là, et que le débat puisse être continué par la suite jusqu’à ce que nous puissions trouver un terrain d’entente.

Vous pouvez être sûrs qu’entre cette réussite et celle du zoo l’autre jour, nous sommes en bonne position pour nous faire entendre sur le sujet! Et si nous pouvons faire entendre notre opinion, ne serait-ce qu’à moitié, c’est autant de gagné pour le prochain enfant autiste qui passera dans ce secteur.