Autisme et loisirs estivaux

Autisme et loisirs estivaux

Children Visiting Ranch Horse (photo: D. Sharon Pruitt)

Voilà l’été! Pour ceux d’entre nous qui ont prévu de partir en voyage, nous avions parlé il y a quelques temps de trucs et astuces pour passer un bon trajet. Mais qu’en est-il pour ceux qui ne peuvent pas partir?

Il y a de nombreuses possibilités pour occuper un enfant l’été: les camps de loisir, les activités de sport, les promenades, les jeux… Mais tous les endroits ne sont pas adaptés à nos enfants autistes, ou du moins, pas sans une surveillance de tous les instants.

Voici quelques idées pour occuper votre enfant pendant les mois d’été:

  • Les camps de loisir: comme à l’école, les structures qui veulent bien se donner les moyens peuvent embaucher une personne de plus durant le séjour de votre enfant pour l’accueillir convenablement. Votre enfant pourra ainsi participer à la plupart des jeux de ses camarades, sous l’oeil bienveillant d’un adulte qui sera là pour recadrer les jeux et empêcher qu’il y ait de danger, pour lui comme pour les autres. Il faut évidemment se renseigner avec l’endroit qui va le recevoir pour voir s’il y a possibilité de s’arranger ainsi.
  • les activités sportives:que ce soit du judo, du cheval, du tennis… L’important, c’est que votre enfant s’amuse et se dépense avec les autres. Là aussi, prévenez l’enseignant afin qu’il puisse prévoir la logistique pour accueillir votre enfant afin qu’il ne se mette pas en danger ou en échec (surveillance accrue, manières d’expliquer différentes, pourquoi pas avec des pictogrammes). Choisissez de préférence un centre d’équitation qui a déjà eu une expérience avec l’autisme, et accompagnez-le les premières fois pour vous assurer que tout se passe bien.
  • les activités artistiques: votre enfant aime la musique, la peinture? C’est l’occasion de lui faire prendre quelques cours. Les lieux pouvant les accueillir sont bien plus nombreux pour ces activités que pour les autres. Ce sont aussi des activités qu’ils peuvent poursuivre à la maison.

Comment occupez-vous votre enfant hors de la maison pendant les mois d’été? Avez-vous pu bénéficier d’aides, d’aménagements spéciaux pour votre enfant? Partagez vos trucs et astuces dans les commentaires de l’article.

Décorations avec les enfants

Voici quelques idées de décorations à faire avec vos enfants.

Réalisation de « vitraux »

Prenez des rouleaux d’adhésif transparent (on en trouve dans des magasins de bricolage ou du style de Gifi), du papier crépon de diverses couleurs selon le thème choisi. Coupez l’adhésif transparent à la taille et la forme souhaitées.

Décorations avec les enfants

Les enfants découpent des bouts de papier crépon. Sur la face non collante de l’adhésif, dessinez la forme que vous souhaitez représenter. Exemple ici, un arbre d’automne.

Décorations avec les enfants

Enlevez le film protecteur de l’adhésif et laissez les enfants coller les bouts de papier dans la forme dessinée. Une fois leur travail fini, collez leur œuvre sur la fenêtre !!

Collage de feuilles mortes

Pour son anniversaire, Esteban a reçu Leaf Man de Lois Ehlert, un magnifique livre où tous les personnages sont faits de feuilles mortes assemblées! D’où une petite idée toute simple: et si on faisait pareil?

Avec votre enfant, ramassez des feuilles mortes de toutes les couleurs, de divers arbres. Apprenez-lui à les reconnaître (les feuilles des différents arbres sont illustrées dans le livre). Vous pouvez aussi ramasser des châtaignes, des marrons, des glands ou tout autre fruit. Une feuille colorée et cartonnée, de la colle multi-usage et vous voilà prêts!

Décorations avec les enfants

Décorations avec les enfants

Assemblez les feuilles pour créer un bonhomme, un poisson… ce que vous voulez, et collez. Esteban a choisi et positionné les feuilles tout seul, puis nous avons collé ensemble.

Petit conseil: n’attendez pas que les feuilles soient trop sèches, sinon elles vont craqueler!

Jardinage facile avec les enfants

Pour apprendre le cycle de vie des plantes à nos enfants, on peut faire plusieurs choses:

  • Faire germer des lentilles dans du coton: c’est très rapide et les enfants adorent voir les tiges grandir. Si vous les transposez dans un pot de terre une fois germées, les graines continueront à pousser et vous pourrez récolter vos propres lentilles (nous avons testé l’an passé).
  • Dans la maison, faire pousser des bulbes de jacinthes dans un verre d’eau: floraison en quelques semaines. Esteban était fasciné par les fleurs et leur parfum! Par contre, après floraison, l’odeur devient très désagréable; il faut vite couper la tige florale.
  • Planter quelque chose que l’on va manger: je n’aime pas faire de pub, mais en ce moment, dans certains hard-discounts, des graines un peu spéciales sont en vente pour moins de 1,5€ le paquet – les graines en ruban ou en disque. Elles sont disposées à la bonne distance donc pas besoin d’éclaircir. Et ça marche en pots ou balconnières! Donc, cet après-midi Esteban et moi avons planté 5 disques de persil. Puis on a tenté les salades à couper en jardinière. Il a fait les sillons, a aplani tout ça, arrosé… bref, il s’est régalé à tripoter le terreau et l’eau. Quand on jardine, il accepte de se salir les mains, les vêtements; ce qui n’est pas le cas quand il mange. C’est un progrès. Si ça pousse bien (on sera fixé d’ici 6 à 8 semaines), on en plantera en bordure, le long du lierre. Cette présentation est très pratique pour les enfants et pour ceux et celles (comme moi) qui ne connaissent pas grand chose au jardinage. Malheureusement, tous les légumes ou aromates ne sont pas disponibles en ruban ou disque.

À vous de voir! Partagez vos idées de plantations à faire avec les enfants.

Et si vous aviez 500 euros?

500 Euro (photo: matze_ott)

J’ai souvent de nombreuses idées sur des jeux ou livres sur l’autisme qui pourraient aider Matthieu à progresser, si seulement j’avais un budget plus important pour faire des achats plus souvent.

Je suis persuadée que c’est comme ça, par le jeu, qu’on peut aider nos enfants pour le mieux, car tout ce qui est ludique est en même temps agréable pour eux, et ça leur permet de travailler beaucoup sans en ressentir trop la fatigue et le stress.

De plus, j’ai un paquet de livres que j’ai envie de lire sur l’autisme, mais malheureusement ceux-ci ne sont généralement pas donnés.

Alors aujourd’hui, on va faire un jeu, pour partager nos idées et nos envies, ça peut donner des idées. Imaginez que je vous donne 500 euros virtuels, et que je vous envoie sur Amazon pour aller faire une liste de tous les jouets et livres sur l’autisme que vous aimeriez acheter.

Allez faire votre marché et revenez avec votre liste d’achats pour la partager avec nous dans les commentaires (avec les liens vers les livres et les jouets que vous achèteriez, et la raison pour laquelle vous les avez choisis).

Interlud’2

J’ai connu Jean-Marc Hatier par l’intermédiaire de Facebook il y a quelques temps, et c’est tout naturellement que nous avons discuté du projet qui lui tient à coeur: Interlud’2.

Je lui ai proposé de nous en parler, et voici ce qu’il a à nous en dire:

Je suis moniteur éducateur de formation et je travaille auprès d’adolescents et jeunes adultes autistes depuis déjà 15 ans. En parallèle, je m’occupais durant les vacances scolaires d’enfants ASE (Aide Sociale à l’Enfance).

J’avais déjà réussi à intégrer trois jeunes adolescents autistes dans le passé mais lorsque j’ai voulu réitérer cette intégration, cela n’a pu être possible car le budget des années précédentes avait été supprimé, donc pas de poste parlementaire.

Ainsi, j’ai décidé avec l’aide de collègues et de bénévoles, de créer l’Association Interlud’2 (une pause dans la vie des jeunes et de leurs familles, souvent isolées et démunies par le manque de structures!).

Je travaille essentiellement sur la méthode TEACCH que je connais car je l’ai pratiquée dans nos classes (j’ai été formé en 1996).

L’objectif d’Interlud’2 est de travailler le bien-être. L’Association est ouverte à tous.

Le souci majeur, comme pour beaucoup d’autres associations, est le manque de moyens. Je fonctionne actuellement en roue libre (pas de subvention ni d’aide de mécènes). Notre seul fond de caisse est établi par les adhésions, le coût d’un séjour étant calculé de façon à ne faire payer aux parents que les frais engagés pour l’enfant durant le week-end ou les vacances.

Je suis donc à la recherche de contacts, mécènes donateurs ou fondations désireuses de m’accompagner dans le projet associatif.

L’équipe est composé de moi-même, plusieurs collègues et bénévoles issus pour la plupart d’écoles d’éducateurs, secteur Arrageois et Lillois, et également de quelques jeunes de l’école du cirque.

Outre leur accompagnement, des projets ont été mis en place en école d’éducateur, comme les deux ordinateurs destinés aux jeunes pour les jeux et loisirs. Merci à Delphine Cacciatore et son groupe de travail de l’école de Lille IRTS.

Concernant l’hébergement, nous louons des gites en zones rurales, mais à proximité de zones urbaines (Lille ou Arras). Les séjours de vacances, une ou deux semaines, peuvent être basés sur des sites comme la Normandie, la Bretagne, ou autres.

Les locations sont possibles en gîte à partir de trois inscriptions, avec un maximum de jeunes fixé à six et environ deux à trois professionnels et le ou les bénévoles qui composent l’encadrement.

L’Association est ouverte aux enfants à partir de 6 ans. Elle accueille également des adolescents, jeunes adultes et parfois, nous faisons des week-end adultes selon les demandes,

Après l’établissement des besoins (dossier de renseignements, rencontres avec les familles), des objectifs sont déterminés avec toujours comme optique le bien être de la personne, mais également de permettre aux familles de retrouver un équilibre et pouvoir se ressourcer. Le bien-être est un besoin pour les jeunes mais également pour la famille (souvent oubliée).

Je suis intéressé par des personnes capables de m’accompagner pour le montage de dossiers (nécessite la maîtrise de l’informatique) afin de développer des projets, et ainsi permettre à Interlud’2 de prendre son essor et répondre aux besoins des familles et de leurs enfants.

Vous pouvez me contacter par téléphone au 06 77 22 21 93, par mail (hatiermarco@yahoo.fr) ou par courrier au 43 Impasse des Troënes 62580 Bailleul Sir Berthoult.

Interlud'2

Je pense qu’il peut être très utile d’avoir un endroit où personnes autistes peuvent se ressourcer en étant bien encadrés, en permettant en même temps à la famille de pouvoir se reposer ponctuellement.

Avez-vous déjà eu recours à ce genre d’associations? Comment cela s’est-il passé? Partagez vos témoignages dans les commentaires.

Activités automnales

Esteban est autiste léger et verbal. Donc il y a pas mal de trucs à lui apprendre à faire, notamment le rendre autonome par rapport à tout ce qui se passe dans une maison. Un peu de Montessori par-ci et de guidance par-là, il progresse.

J’aime bien faire des activités avec Esteban (4 ans) et son frère Iléan (neurotypique, 2 ans et demi), pour leur faire découvrir notre environnement et s’amuser par la même occasion.

Voici les activités faites récemment avec les enfants:

  • Plantations diverses et variées
  • Mettre la table
  • Plier des serviettes en papier
  • Haricots coco
  • Faire la vaisselle
  • Balance et poids

Plantations diverses et variées

Esteban adore les fleurs, toucher la terre (ça le calme). Nous sommes allés à la jardinerie locale et il a choisi des pensées. Il n’y en avait pas d’oranges (il adore le rouge et l’orange), mais il a pris des blanches, jaunes, violettes et rouge foncé.

Arrivé à la maison, il s’est mis au travail avec moi: répartition des billes dans les jardinières, mise en place des plantes et remplissage avec le terreau. Mine de rien, il a travaillé sa motricité grosse et fine et les volumes (nombres de pensées par jardinière, terreau). Il a touché différentes textures (billes, terreau en vrac et terre des godets). Et il a arrosé. Là aussi, il faut mesurer son geste pour ne pas en mettre partout, pour ne pas faire de trous dans la terre.

Ça lui plaît et il est très fier de ses jardinières. « Je fais comme Stéphane le jardinier » de « Silence, ça pousse! ».

Quelques jours plus tard, nous avons continué l’exploration du jardin et des plantes avec des bulbes. Trois sortes de bulbes: glaieuls d’Abyssinie, anémones de Caen et renoncules. Je faisais les trous, il mettait le bulbe en place. Et on en a planté beaucoup! Je lui ai expliqué que nous plantons les bulbes à l’automne et que les fleurs pousseraient au printemps.

Nous lisons « Balthazar et le temps qui passe » (pédagogie Montessori), et il a une poutre du temps. On parle des saisons, des repères dans la nature qui indiquent les saisons. Il a déjà remarqué tout ça l’an dernier: « Maman, c’est l’hiver. Les arbres, ils ont plus de feuilles » – voilà le genre de choses qu’il nous disait pendant nos promenades. Avec les bulbes, quand ils fleuriront au printemps, on reparlera du jour où nous les avons plantés.

Mettre la table (activité Montessori)

Le but, c’est que mes enfants puissent le faire seuls. Donc, achat de sets de table en plastique où j’ai dessiné ce que l’on y met dessus: assiette, verre, petite et grosse cuillères, fourchette et couteau. Ils peuvent donc déposer tout ce qu’il faut au bon endroit. Ils travaillent l’équilibre pour transporter tout ça, ainsi que l’observation. Et quand on mange, ils remettent leur verre à la bonne place. Iléan nous reprend même si on ne met pas le verre à sa place.

Bientôt, je mettrai leurs assiettes et leurs couverts à leur hauteur dans un placard de la cuisine pour qu’ils fassent tout sans que j’ai à leur faire passer ce dont ils ont besoin.

Pliage de serviettes (pédagogie Montessori)

Oon ne veut pas en faire des champions de l’origami, mais pour l’instant travailler les formes de manière ludique et utile. Pas si facile que ça pour un petit de transformer un carré en triangle! Il faut trouver les angles qui s’opposent et ramener l’un sur l’autre. Après quelques essais, ça marche: ils sont fiers d’eux, et peuvent les disposer dans les assiettes.

Motricité fine

Activités automnalesEcossage de haricots coco

Achetez un sac de haricots à écosser, laissez les sécher. Puis, installez vous avec les enfants (dehors si possible). C’est magique pour eux, pas besoin de les appeler pour le faire, ils s’installent tout seul et écossent les haricots.

Faire la vaisselle

Ça fait partie des capacités de la vie courante dans la pédagogie Montessori, au même titre que mettre la table, plier les serviettes, répondre au téléphone, et j’en passe… Investissez dans une petite brosse à vaisselle adaptée à la main de votre enfant. Perché sur une chaise à côté de vous, laissez-le nettoyer la vaisselle. Ainsi, il apprendra que les choses peuvent glisser, se casser.

Une autre étape où il peut vous aider est le rinçage et/ou la mise en place sur l’égouttoir. Il ne faut pas avoir peur de ces activités. On aurait tendance à utiliser des ustensiles en plastique avec les enfants, mais en faisant cela, ils ne peuvent pas apprendre à mesurer leurs gestes, ni la fragilité des choses.

Logique / Mathématiques

Balance et poids

Si vous avez chez vous, chez vos parents, une vieille balance de ménage avec des poids, sortez-la du placard! De nos jours, les enfants n’ont jamais vu une balance avec 2 plateaux. La plupart la découvriront en cours de science physique au collège. Pourtant un enfant peut passer de longs moments avec une balance, des poids et des objets à peser.

Mon père a gardé la balance de sa mère, où les poids sont rangés dessous. Esteban a d’abord été attiré par cette étrange machine, avec deux plateaux qui montent et qui descendent. Puis, il a trouvé les poids, de 1g à 500g. Il a vu, tout seul, qu’en mettant un poids d’un côté, le plateau s’abaissait, et que l’aiguille du milieu penchait aussi. En mettant des poids des l’autre côté, il a vu qu’il pouvait faire basculer les plateaux. Seul, il a découvert l’usage d’une balance, les poids, les équivalences… Il a fait des maths sans s’en rendre compte. Du coup, mes parents la laissent à disposition quand nous venons.

Activités saisonnales: Les citrouilles d’Halloween

J’ai trouvé ces idées sur Teach Preschool.

Travail sur la symétrie

Coupez la forme d’une citrouille dans du papier cartonné orange. Coupez-la en deux. Collez une moitié sur une feuille de papier, et collez sur cette moitié un œil, la moitié du nez, et dessinez la moitié de la bouche. L’enfant doit compléter la citrouille avec les autres moitiés.

Activités automnales

Découpage et collage

Dans du papier crépon orange, faites lui découper des formes. Dans du papier crépon noir, faites-lui découper des carrés et triangles. Prenez une assiette en papier. Faites-lui mettre au pinceau de la colle vernis, puis faites-lui coller les morceaux oranges. Enfin, faites-lui placer les yeux, le nez et la bouche!

Faites un don à l’association Autisme Aveyron pour un meilleur diagnostic, une prise en charge efficace, et pour éviter que nos enfants finissent en hôpitaux psychiatriques où ils n’ont pas leur place. Aidez-les pour qu’ils puissent s’intégrer dans notre société.

La zoothérapie

La zoothérapie

Palouse Horse (photo: skedonk)

Béatrice nous avait parlé du bienfait de la zoothérapie avec son article Zoothérapie et autisme: plus original et accessible que les dauphins, Charlène Périolat et les Lamas des Plaines. De même, Catherine nous avait fait part des grands progrès faits par sa fille Maëlle depuis qu’elle a obtenu un chien d’assistance de la fondation Mira: Un chien d’assistance pour mon enfant autiste: Bonne fête Labelle!

J’ai envie de vous en reparler aujourd’hui, parce qu’il est question de trouver une activité de loisir qui puisse se faire en groupes limités pour aider Matthieu à mieux s’intégrer l’année prochaine à l’école, et l’équithérapie a été mentionnée, car là où nous allons déménager d’ici la fin de l’été il y a un lieu pas loin du tout qui propose aux enfants (même aux enfants handicapés) d’approcher et de monter des chevaux.

L’équipe thérapeutique de Matthieu pense que cela peut lui être bénéfique, car cela lui permettra d’apprendre plusieurs notions, comme de patienter, de faire chacun son tour, de faire doucement, etc. Il y a aussi tout le côté approche de l’animal qui peut lui permettre de communier un peu avec le cheval, de s’intéresser à un autre être vivant, de réduire son stress. Nous ne savons pas encore sur quelle activité de loisirs nous allons nous porter (il y a aussi une question de logistique et de coût qui n’est pas négligeable), mais c’est une possibilité parmi beaucoup d’autres.

Comme toujours, je mets en garde par rapport à la confusion que peut apporter le suffixe -thérapie dans zoothérapie. Ce n’est en aucun cas une possibilité alternative à une prise en charge adaptée, qui doit comprendre de l’orthophonie et de la psychomotricité, et si possible un suivi pédopsychiatrique avec un professionnel de la santé qui comprend bien l’autisme. Mais cela peut être, dans le cadre d’un divertissement, un moyen comme un autre de progresser, d’apprendre des comportements adaptés, de vivre en groupe, etc. Le choix de passer du temps avec des animaux est à faire selon les goûts de l’enfant: d’autres préfèreront la musique, le sport… l’important étant de donner à son enfant la possibilité de faire une activité de loisirs qui l’intéresse et qui le « tire vers le haut ».

L’intérêt de passer par les mains de thérapeutes, même si la zoothérapie ne « soigne » pas, est que ces personnes sont familières avec la plupart des handicaps, savent les précautions à prendre pour la sécurité de l’enfant, là où des personnes comme vous et moi ne verraient pas forcément de risques ou de dangers.

Avez-vous choisi la zoothérapie pour votre enfant? Avec quel animal? Que pouvez-vous nous en dire? Partagez dans les commentaires.

La musicothérapie

Silent Perspective (photo: sanbeiji)

La musicothérapie n’est pas une véritable thérapie, dans le sens où la musique à elle seule ne va pas aider votre enfant à progresser – il ne faut pas oublier que seule une prise en charge pluridisciplinaire régulière est rééllement efficace.

Mais comme beaucoup d’activités de ce genre, elle peut apporter beaucoup à l’enfant autiste, du moment où on comprend bien qu’elle ne doit pas remplacer les prises en charge habituelle (orthophonie, psychomotricité, pédopsychiatrie, psychologie ou des méthodes telles qu’ABA, PECS ou TEACCH).

Matthieu a toujours beaucoup aimé la musique, dès sa naissance. Quand il était tout petit, et qu’il criait tout le temps et ne dormait jamais, la seule chose qui l’apaisait était de m’entendre chanter certaines chansons – à la maison, pas franchement des comptines (j’en avais très vite fait le tour), mais des génériques de dessins animés de mon enfance, même en japonais!

Dans sa chambre, j’avais installé un lecteur qui passait des musiques de jeux vidéos en boucle (il y en a de très belles, notamment les musiques de Nobuo Uematsu qui a fait la plupart des musiques d’ambiance des Final Fantasy). Ça lui plaisait, parce que c’était des musiques qu’il entendait régulièrement le soir, quand son papa jouait à des jeux vidéos.

Par la suite, il a toujours aimé les jeux qui font de la musique. Encore maintenant, il en emmène régulièrement un dans sa chambre le soir, et écoute les mélodies en s’endormant.

Bien qu’il ait eu quelques moments où il ne supportait pas la musique ou les bruits, Matthieu y est toujours revenu avec plaisir, écoutant aussi de la musique contemporaine (Black Eyed Peas, The Rasmus, etc.) ou de la musique classique (les habituels Canons de Pachelbel, ou bien la Toccata et fugue en ré mineur de Bach, etc.).

Les divers jouets et instruments que nous avons acheté au fil des ans (piano, flûte, harmonica, accordéon, xylophone…) sont tous régulièrement utilisés avec plaisir – même si c’est plus, au final, de la cacophonie qu’autre chose. Peut-être plus tard souhaitera-t-il prendre des cours de musique – auquel cas nous lui trouverons un cours adapté.