Apprentissages et généralisation

Virginie GratiotLa difficulté de généralisation est une des spécificités des Troubles du Spectre Autistique. Prolonger, étendre, transférer ce que que la personne a appris dans une situation d’enseignement à une autre est un vrai défi au quotidien, et ce, tout au long de la vie.

Avec Camille, je me suis longtemps demandée pourquoi elle réussissait une activité à la maison et ne parvenait pas à la reproduire à l’extérieur avec une autre personne, en manifestant une forte résistance – ce qui l’amenait à un état d’anxiété incomparable lorsqu’elle dormait en dehors du domicile (pourtant dans son entourage proche, connu et accompagnée), avec des difficultés d’endormissement qui se transposaient ensuite à la maison…

Comprendre le principe de généralisation m’a alors permis de réfléchir à comment remédier à des situations problématiques, aborder des apprentissages de façon différente et progressive, en transmettant, par exemple, les mêmes supports de travail à l’école, en introduisant des variantes, en réinvestissant les jeux découvert chez l’orthophoniste, à la ludothèque…

Il m’est ainsi apparu progressivement important de diversifier et reprendre les activités, habiletés, apprises à la maison ou à l’extérieur, avec d’autres personnes et dans d’autres contextes (lieux, matériels, supports), afin que celles-ci trouvent un meilleur ancrage.

Généraliser suppose donc un travail et un ajustement permanent sur chaque apprentissage, dans les différents lieux de vie et un partenariat parents-professionnels pour:

  • partir du niveau de l’enfant,
  • communiquer sur ses centres d’intérêts,
  • travailler les mêmes compétences,
  • développer la coopération.

Lorsque cette communication est instaurée, que l’échange régulier des informations est possible, que les supports sont diversifiés, les intervenants ou l’entourage multipliés, que ce soit dans des situations d’enseignement ou en situation naturelle, l’enfant généralise. Il démontre un savoir nouveau, car il peut l’appliquer dans d’autres sphères de sa vie. Les connaissances sont assouplies, les barrières de la rigidité s’abaissent.

J’ai souhaité, aujourd’hui, étayer mes propos à travers les illustrations de deux mamans formidables: Laurence et Magalie. Ce sont deux personnes que j’admire pour l’accompagnement et la guidance qu’elles réalisent au quotidien avec leurs enfants, Sixtine, Alexandre et Raphaël. Elles m’ont inspirée et ont soutenu indirectement mes initiatives dans la mise en place des apprentissages avec Camille. Aussi, évoquerons-nous chacune, conjointement, nos expériences respectives.

Apprentissages et généralisation

Laurence: Sixtine est née en juin 2006, elle est porteuse d’une anomalie génétique unique ayant pour conséquence un retard moteur et des troubles du spectre autistique pour lesquels elle sera évaluée à la rentrée prochaine.

Quand Sixtine était toute petite,  j’ai eu très tôt la sensation qu’elle avait besoin d’un « décodeur » pour comprendre son environnement. J’avais l’impression qu’il fallait que je lui explique chaque chose, sans quoi je la sentais perdue. C’était bien avant d’avoir un diagnostic et je me revois la porter  dans son porte bébé et lui nommer tous les objets en mettant le couvert!

Je ne me souviens plus de cette période de façon précise, mais je sais que je ressentais, très fort, son besoin de médiation. Quand Sixtine a commencé à apprécier les imagiers, très souvent, je m’arrêtais dans la lecture pour aller chercher et lui faire toucher un objet qui correspondait à l’image, un fruit, une louche, ou même je m’arrêtais dans la rue pour lui faire toucher un arbre en disant simplement « arbre ».

Quand on a commencé à travailler de façon plus formelle à la table, j’ai continué à « connecter » Sixtine au concret, le plus possible. Il me semble que, pour Sixtine, ce travail qui à la base était vraiment intuitif a permis de faciliter la généralisation des tout premiers apprentissages.

Ensuite, j’ai commencé à réfléchir à la manière d’aborder chaque apprentissage, car je trouvais que, très souvent, la pédagogie n’était pas suffisamment approfondie, et je pense que Sixtine n’aurait pas adhéré à un programme éducatif trop calqué sur les programmes scolaires ou qui ne se serait pas appuyé sur ses intérêts.

Pour la numération, par exemple, j’ai travaillé très longtemps sur les trois premiers nombres, et, en dehors des séances de travail où je proposais déjà un matériel varié, le jeu qui l’a motivée était de « jouer au Mac Do » avec de la dinette. Je passais commande, ou plutôt le boitier du DVD représentant son personnage préféré du moment (un canard) était son client, et commandait deux paquets de frites, une glace ou trois cookies. Elle le servait avec une application étonnante! Bien sûr, ce jeu était lié à ses intérêts du moment.

L’utilisation des centres d’intérêt de Sixtine,  en générant simplement  des moments de plaisir, est favorable au transfert de connaissances dans des situations variées, mais le sens que les apprentissages ont pour elle peut également avoir beaucoup d’impact sur la généralisation.

Par exemple, quand nous avons abordé la reconnaissance des chiffres écrits, un jour, alors que je lui mettais un DVD de Tchoupi, en choisissant l’épisode, elle a reconnu un chiffre. À partir de là, je lui demandais quel chiffre elle voulait, et l’apprentissage a été boosté! Elle a ensuite réutilisé cet acquis pour choisir seule les chansons qu’elle préférait sur son poste CD. Dans la voiture, n’ayant pas accès au choix des CD, elle a continué à progresser, en parallèle du travail à la table, sur la connaissance ordinale des chiffres, puisqu’un de ses intérêts est de savoir ce qu’il y a avant ou après tel numéro de chanson.

Et puis, encore actuellement, pendant les exercices de kiné où elle compte à l’envers à partir de 10 pour terminer un exercice. Je me souviens aussi lui avoir demandé combien elle voulait de chips un jour à table, elle a commencé par donner le plus grand chiffre qu’elle connaissait bien, qui était  « 3″ à l’époque, mais déçue par le contenu de son assiette elle a fini par dire 20 – pourtant on n’avait pas été aussi loin!

J’ai été très longtemps seule à stimuler Sixtine (sans l’aide de professionnels), et j’ai dû diversifier au maximum les supports, ou faire en sorte qu’ils soient le plus modulables possible.

Par exemple, quand on a commencé à travailler la lecture de syllabes, Sixtine avait un petit livret d’autocollants à compléter, et en haut de chaque page il y avait les « déclinaisons » de syllabes. Après l’avoir aidée à les déchiffrer 2 ou 3 fois, Sixtine les lisait très facilement en variant la consonne sans soucis à chaque page. On aurait pu penser que c’était acquis, mais elle avait surtout retenu la « petite chanson » que ça faisait… De la même manière, je ne peux pas utiliser de manuel de lecture, car si nous recommençons la même page deux ou trois fois, elle la connaitra par coeur.

Apprentissages et généralisation

Magalie: Quand Alexandre avait entre 2 et 3 ans, il était très enfermé dans une bulle. Je me suis focalisée sur la gestion de ses troubles du comportement. Mon seul objectif, à l’époque, était d’essayer d’interagir avec lui et de lui apprendre des comportements adaptés. Je ne pensais pas encore aux apprentissages, et encore moins à leur généralisation.

Après ses 3 ans, j’ai foncé tête baissé dans les premiers apprentissages (tri de couleurs, encastrements…), en m’aidant principalement du fameux Activités d’enseignement pour enfants autistes d’Eric Schopler, mais aussi de Task Galore. Au fur et à mesure de ses progrès, j’ai tenté de généraliser certaines compétences acquises sur d’autres supports d’activités, et ça a coincé. Ce n’est qu’à partir de ce moment-là que j’ai compris qu’une compétence n’est réellement acquise avec un enfant autiste que quand elle est généralisée à plusieurs supports et à plusieurs contextes (dans d’autres lieux et/ou avec d’autres personnes).

Apprentissages et généralisation

Raphaël a bénéficié, en quelques sortes, de mon expérience avec Alexandre, et surtout de tout le matériel « sur-mesure » que j’ai fabriqué pour lui.

Aujourd’hui, je propose donc de façon régulière à mes deux fils autistes, Alexandre et Raphaël, des activités structurées sur table et hors table. Elles sont, selon moi indispensables pour aborder certaines compétences – car c’est bien souvent le cadre structuré et le caractère répétitif qui leur permet de les intégrer – et ensuite les généraliser aux situations de la vie courante.

Je pense aux apprentissages comme l’imitation, la compréhension, la perception, l’attention conjointe, la catégorisation, les émotions, le développement du langage, la motricité fine, la reproduction de modèles, etc. Je diversifie beaucoup le matériel pour éviter toute rigidité et amorcer le travail de généralisation.

En dehors de nos séances de travail, nous jouons à de nombreux jeux de société tels que Pic’Pirate, Tenta’Poulpe, SOS Ouistiti… Ils permettent d’apprendre le tour de rôle, l’utilisation du dé, de développer certaines habiletés, notamment en motricité fine.

Nous jouons aussi souvent à des jeux d’imitation avec des petites voitures ou des animaux, des instruments de musique, des jeux de construction type Duplo ou Smartmax, avec des Playmobils…

J’ai remarqué qu’Alexandre est beaucoup plus à l’aise pour les activités sur table, tandis que Raphaël apprend davantage dans un cadre moins structuré. Je pense que l’essentiel est que chacun parviennent à entrer dans une logique d’apprentissage, tant pour la remédiation cognitive que pour l’autonomie personnelle, c’est ce qui facilitera le travail de généralisation.

Virginie: Avec Camille, c’est en début d’année de grande section de maternelle que je me suis rendue compte qu’il fallait agir au plus vite sur les comportements problèmes et canaliser son agitation. Ses facultés de mémorisation et sa réactivité avaient souvent été mises en valeur, de même que son intérêt pour les activités concrètes, manuelles et du quotidien.

Lors de la première réunion éducative,  je me souviens encore parfaitement des propos de l’enseignante: « Camille ne rentre pas dans les apprentissages scolaires ». Son discours m’a fait l’effet d’une bombe.

J’ai alors ressorti du placard des jeux de discrimination visuelle partant de ses centres d’intérêts (mémorys, lotos et jeux d’observation), et j’ai commencé à jouer quelques minutes auprès d’elle. Petit à petit, elle a regardé ce que je faisais, s’est assise, a pris ses jetons, et c’était parti.

Mon objectif premier était de la faire adhérer aux jeux, de susciter sa curiosité, de développer l’attention conjointe et la position assise. Avec le jeu de l’autobus, elle travaillait indirectement sur la notion de couleurs, mais cela n’était pas suffisant car, hormis le rose, lorsque je lui demandais de manière informelle de trouver un objet dans la maison d’une des six couleurs précédemment abordées, les erreurs se multipliaient. Je lui ai ainsi proposé d’autres activités réinvestissant les couleurs: tri de pinces à linge dans des gobelets de couleurs associées, lotos des couleurs… Et les apprentissages, associés à la mise en place de la généralisation, ont ainsi débuté.

Aujourd’hui, en plus des interventions structurées en situation de bureau dans lesquelles nous abordons plusieurs domaines d’apprentissage, les jeux de société ou jeux coopératifs (tour de rôle) nous permettent de ré-exploiter des connaissances et de développer des habiletés sociales. Le jeu devient un moment de plaisir familial et d’amusement, et contribue au maintien de ce que j’aime appeler les apprentissages « mine de rien »:

Et vous? Comment vous y prenez-vous pour généraliser? Partagez vos idées et vos expériences dans les commentaires de l’article.

Puzzles et compétences de jeu

Puzzles et compétences de jeu

L’élaboration du Programme Educatif Individualisé de Camille en avril 2011 a été le point de départ d’un nouveau centre d’intérêt avec, au préalable, l’apprentissage puis l’émergence de nouvelles compétences de loisirs: les puzzles, jeu d’hypothèse, de manipulation et de stratégie.

Camille, qui n’avait jamais réalisé de puzzles d’encastrement bébé de par une difficulté à rester assise et à maintenir une attention prolongée, a découvert:

  • en un mois, la manipulation de pièces avec embout (tourner, soulever, déplacer, utiliser ses deux mains, développer la pince). Chaque pièce était retournée pour trouver sa place. Aussi, aux habiletés motrices émergentes s’est associée une meilleure représentation de l’espace.
  • en deux mois, la recomposition de personnages ou de scènes à l’aide de trois morceaux. Elle s’est ainsi entraînée à analyser les détails de l’image, à émettre des hypothèses et à développer une meilleure connaissance du schéma corporel (puzzles de personnages). Des puzzles, sur les compétences mathématiques et de lecture, s’y sont ajoutés.
  • en trois mois, l’assemblage de quatre à huit pièces éparses. Nous avons alors encouragé l’observation et privilégié le repérage de la forme des pièces et des indices (détails, couleur).

Après six mois d’intervention, Camille réalise des pièces de 15 pièces en activités structurées et en temps libre. La guidance physique s’est estompée, la guidance orale reste présente, mais son intérêt pour les puzzles et le plaisir d’y jouer l’amènent chaque jour à plus de dextérité, de rapidité, de flexibilité, de concentration, et de logique. Je suis alors émue de la voir tatônner, comparer, faire de multiples essais avec patience et détermination, mettre de côté, élaborer ses premiers raisonnements.

Aujourd’hui, douze mois plus tard, Camille joue en autonomie sur des puzzles de façon spontanée. Elle agence maintenant jusqu’à cinquante pièces: des puzzles aux nuances subtiles comme le poisson Arc-en-ciel, des puzzles sous forme de contes avec une chronologie d’événements et une répétition de personnages, comme les contes du petit chaperon rouge et des trois petits cochons.

Après avoir dû composer et venir à bout des résistances de Camille, j’entrevois ici et maintenant l’aspect pragmatique de l’éducation structurée et de la stimulation par le jeu. Camille prend maintenant  plaisir à réaliser des puzzles; lorsque son excitabilité augmente, ou qu’elle se disperse, je la dirige vers une activité puzzle de son choix, et après quelques manipulations, elle s’apaise.

Steven Degrieck, dans son ouvrage Autisme et loisirs, Temps « mort » ou temps « libre »?, explique avec clarté comment l’intérêt et la motivation apparaissent chez l’enfant autiste, dès lors que l’activité est organisée par l’apport d’un nouveau matériel visualisé et que l’accompagnement est pensé en petites étapes. La table d’apprentissage est le point de départ d’une nouvelle compétence de loisirs éventuelle; aussi, l’entraînement au jeu est-il primordial pour « orienter » et enrichir les compétences de loisirs.

Mes plus grandes satisfactions :

  • Accompagner et soutenir Camille dans un objectif d’ »apprendre à apprendre »,
  • diversifier ses compétences de jeu pour les transposer dans d’autres contextes,
  •  la voir s’épanouir et s’éveiller chaque jour un peu plus,
  • accéder à une meilleure autonomie dans l’utilisation du matériel et l’exécution d’activités.

Et vous, comment les intérêts inattendus de votre enfant sont-ils apparus, alors qu’ils n’étaient pas toujours perceptibles au départ? Comment développez-vous ses loisirs et ses temps libres? Quelles ont été vos grandes surprises et les résistances rencontrées?

Mon enfant est grand: Les raisons de le rendre propre

Connaissez-vous un livre très connu pour arrêter de fumer? Celui où l’on vous dit les avantages et les inconvénients. Les avantages, il y en a 18000, voire plus, les inconvénients… il n’y en a aucun!

Eh bien c’est pareil pour la propreté de nos enfants. Que des avantages, aucun inconvénient. Encore un article sur la propreté… OUI, mais celle des grands enfants – par grands j’entends ceux qui ont largement dépassé l’âge de la propreté d’un enfant normal! Sans distinction de propreté diurne ou nocturne. Et parce que pour les grands, il faut s’adapter aux habitudes déjà bien ancrées, et que la taille de l’enfant compte beaucoup aussi…

Tout d’abord, je ne ferai pas de distinction entre la propreté diurne et nocturne, parce qu’à moins qu’il y ait un véritable problème d’encoprésie (non retenue des selles de nuit, donc relâchement incontrôlé des sphincters), il n’y a aucune raison de faire une différence.

Mais quand même, je vais juste prendre deux minutes pour parler des « quelques » inconvénients, qui ne dureront pas, parce qu’il ne faut pas se leurrer, ce n’est pas chose facile de s’attaquer à ça…

Ce sont des inconvénients pendant l’apprentissage, mais je dirais qu’ils sont un passage obligé. Une fois la propreté acquise, les inconvénients disparaissent, et on oublie vite. Il risque d’y avoir beaucoup de linge à laver et des litres de lessive à acheter mais (c’est comme la cigarette): économie sur les couches = budget lessive.

Parce qu’il faudra commencer forcément par là… Quand on commence l’apprentissage de la propreté, on met les couches à la poubelle! Pourquoi? Parce qu’un enfant qui a toujours été en couches, d’autant plus s’il est grand, n’a aucune raison de comprendre pourquoi il porte une couche mais ne doit pas faire dedans. L’habitude est trop installée. Et quand je dis propreté, c’est se rendre aux toilettes, pas mettre une couche juste pour faire ses besoins et l’enlever après! Ça, ce n’est pas être propre, tout simplement parce que ce n’est pas normal de devoir déshabiller entièrement le bas pour faire ses besoins (même si ce sont des couches à scratch, ce n’est pas une excuse).

Très important: on oublie les théories de la prise de conscience de son corps, du bon-vouloir, de l’émergence du désir… qui n’ont rien à faire là.

Observations

Avant le jour J du ZÉRO couche, il faut observer votre enfant:

  • Met-il une couche pour faire ses besoins et l’enlève-t-il après?
  • Si oui, est-ce vous qui décidez du moment, ou amène t-il la couche pour que vous lui mettiez, ou la met-il seul?
  • Ou reste-t-il en couche 24 heures sur 24?
  • Sait-il manifester son besoin de changer la couche si elle est sale?
  • Gère-t-il seul le moment du change, ou a-t-il besoin d’aide?
  • Le change se fait-il aux toilettes, ou au moins dans la salle de bain?
  • A-t-il un moyen d’exprimer ses besoins (picto, mot ou geste)?
  • Sait-il se retenir s’il est sans couche? (au moment du bain, par exemple)
  • Avez-vous repéré les horaires ou comportements qui vous font penser qu’il est temps de le changer, ou mieux qu’il va faire dans sa couche?
  • Comment cela se passe-t-il là où il passe ses journées? Qui le change? À quel moment? Sur quel critère (horaire, remplissage de couche, voire débordement…)?
  • Sait-il faire assis? Ou avez-vous observé qu’il fait toujours debout? (dans la couche, toujours)
  • S’est-il déjà assis sur les toilettes? Sait-il à quoi servent les toilettes?
  • A-t-il déjà vu faire quelqu’un? (je pense notamment aux garçons qui peuvent faire pipi debout ou assis)
  • Où en est-il de son autonomie habillage/deshabillage? (en dernier lieu, parce que quand vous en serez là de l’aider à se rhabiller, la victoire sera toute proche!)

Pourquoi ces observations?

Parce qu’elles vont vous guider dans ce que vous pouvez déjà faire sans passer par la case départ. Soit votre enfant gère déjà un minimum ce moment, soit pas du tout. Selon les observations, vous sauterez des phases, chouette, non?

Par exemple, s’il réclame la couche ou la met seul (comme faisait ma fille avec ses couches à disposition dans les toilettes), ça veut dire qu’il maîtrise très bien ses besoins. Mais souvent, cette maîtrise permet aussi à l’enfant de tenir très très longtemps sans faire, et il aura du mal à se lâcher, d’une part parce qu’à un moment les muscles ne se relâchent plus, et d’autre part parce que c’est aussi un moyen pour l’enfant d’être dans l’opposition.

Phase I

Vous pouvez déjà tâter le terrain. Au lieu de mettre la couche de selles directement à la poubelle, amenez votre enfant aux toilettes et mettez les selles dedans, qu’il comprenne un minimum ce qui se trame. Si le change ne se faisait pas aux toilettes, vous pouvez l’instaurer pendant une semaine avant de commencer le ZÉRO couche. Vous pouvez même, s’il a un planning, décider du jour J avec ce jour-là le picto couche barré avec le contrat à côté. Ce serait bien que vous ayez déjà réfléchi à toutes les questions d’observation et établi votre stratégie.

Phase II

Jour J: ce sera de préférence un premier jour de vacances, si votre enfant ne maîtrise rien du tout: s’il est en couche 24/24, tout simplement parce que l’école ou le centre risquent de ne pas vous suivre sur ce coup-là et refuseront de devoir le changer s’il fait sur lui, et patati et patata. Et que peut-être vous devrez le changer toutes les heures, voire plus.

C’est le jour du ZÉRO couche: vous pouvez montrer à votre enfant que vous mettez les couches à la poubelle, avec tout ce que cela implique: les couches, c’est fini, maintenant c’est aux toilettes, en introduisant le picto si besoin. Vous pouvez même faire un contrat (ce que l’école a fait avec Mathilde et moi à la maison).

Je n’évoquerai le pot que pour vous dire qu’il faut oublier tout de suite cette option: parce qu’il est impossible de faire s’accroupir un enfant déjà grand (même 6 ans, c’est déjà dur), que même s’il l’adopte, il y un risque de débordement, qu’il faut qu’il arrive à y « faire entrer ses fesses », parce que l’on fait ses besoins aux toilettes et pas ailleurs (vous ne faites pas pipi au milieu du salon, que je sache, ni devant tout le monde), que même le pot dans les toilettes, ça fait doublon, donc aucun intérêt.

Ce jour J, soit votre enfant est réglé comme du papier à musique et fait toujours au même moment – auquel cas, vous l’amenez aux toilettes quand il montre qu’il a besoin – soit vous avez pris la décision que ce serait d’office à telle heure ou toutes les heures.

Je vous conseille de rester près de lui autant que vous le pouvez, et de surveiller de façon à le mettre sur les toilettes dès qu’il a commencé quelque chose. Je sais, c’est prenant, mais c’est le meilleur moyen de lui faire comprendre que ce qu’il est en train de faire se fait aux toilettes. Pas de gros cris ni de panique, seulement lui dire « viens vite aux toilettes, tu es en train de faire pipi ». Je dirais qu’à la limite il ne faut pas lui laisser le temps de se rendre compte de ce qu’il se passe dans les premiers temps, de façon à ne pas lui laisser le temps de refuser de s’asseoir si c’est un problème pour lui.

Si vous décidez de le mettre à heure fixe (picto à l’appui sur son planning), il faut lui apprendre à apprivoiser les toilettes, donc il faut rester avec lui dans les toilettes et le convaincre de s’asseoir. C’est là qu’il faut trouver la meilleure astuce pour qu’il y reste: un livre, des bulles, un DVD, un cahier et un feutre, une affiche au mur… Le premier contrat peut être: je compte jusqu’à 5 et tu peux partir, en le faisant plusieurs fois il saura qu’à 5 vous le laisserez tranquille, et petit à petit il attendra le 5, mais au moins restera sur les toilettes. Vous augmenterez le temps au fur et à mesure, en espérant que, sur ce temps-là, il se passe quelque chose par hasard (il faut savoir ruser!). Le mieux est de prévoir un mini tabouret, sinon vous aurez des fourmis dans les jambes…

S’il y va sans heurts, tant mieux, mais il se peut qu’il lutte physiquement. Pour parer les coups, soit faire appel à de gros bras, soit montrer sa propre force mais simplement en poussant avec l’épaule, jamais de face.

Quand il acceptera enfin, d’entrer dans les toilettes et de s’asseoir, ce sera déjà une victoire.

Il aura peut-être besoin d’une guidance physique ou verbale pour se deshabiller, voire le faire à sa place. Ce qui paraît évident pour nous ne l’est pas forcément pour eux.

S’il s’asseoit mais qu’il ne se passe rien, il est important de rallonger le temps sur les toilettes avec toujours une occupation. Vous pouvez engager les premiers encouragements verbaux. Par exemple: « un, deux, trois, vas-y ». Voire même les encouragements physiques, comme le massage du ventre, les chatouilles pour amener un fou rire (imparable pour faire pipi), les pressions douces sur la vessie… et toujours lui rappeler le contrat!

Ce moment peut être très angoissant pour les enfants, surtout pour ceux qui gèrent leur propreté et savent qu’on ne fait pas par terre. Ils ont très très envie, mais à ce moment-là ils voudraient une couche, ils sont au bord de se lâcher, et c’est souvent le moment des supers stéréotypies, mais on va dire qu’à ce moment précis ce n’est vraiment VRAIMENT pas grave (ma fille m’a fait les pires grimaces assise sur les toilettes…).

Votre enfant peut avoir besoin de vous tenir la main, ou de vous serrer très fort, ou de se tenir aux murs. Je l’ai vécu, c’est un peu flippant, mais c’est là que l’on voit qu’il se passe enfin quelque chose. Que le processus est bien engagé, que ça a fait son petit bonhomme de chemin dans sa tête, qu’il n’est plus dans l’opposition mais dans une grande interrogation.

Phase III

Vous avez obtenu un résultat:

  • Il demande à aller aux toilettes mais il ne se passe rien: ça va venir. Ça peut être pour vous dire qu’il a envie, mais il lui reste encore à se lâcher, donc il faut continuer le travail d’accompagnement et d’encouragement++, complété d’une absorbtion massive de sa boisson préférée, et d’une aide à la régulation des selles que vous trouverez en pharmacie.
  • Il a fait ce qu’il devait: c’est formidable! Encore une victoire! Installez bien la situation à la maison, et commencez la généralisation aux autres lieux, quitte à recommencer l’accompagnement. C’est ce que j’ai fait pour ma fille, j’ai fait le même accompagnement aux toilettes de l’école et dans la famille pour qu’elle généralise bien.

Phase IV

Vous pouvez être fiers de vous, et l’envoyer à l’école ou l’IME ou ailleurs, en claironnant que maintenant il est PROPRE! Avec le budget couche, offrez lui un super cadeau.

Allez, go go go soldats! C’est possible! Je l’ai fait avec Mathilde, elle avait 10 ans, était presque aussi grande que moi, avait une force herculéenne pour me virer des toilettes ou s’accrocher à la porte pour ne pas y entrer. Mais elle a réussi…

[Évaluer l’autonomie de son enfant] Habiletés d’habillage

Pour pouvoir travailler efficacement sur l’autonomie d’un enfant autiste, il faut pouvoir cibler les forces et faiblesses de son enfant. Je vous propose de faire ensemble le bilan des habiletés de votre enfant. Nous proposerons ensuite, sur Autisme Infantile, des activités destinées à améliorer ces compétences.

Évaluer les habiletés d’habillage de son enfant autiste

Votre enfant peut il baisser et remonter ses sous vêtements (slip/culotte) sans aide pour aller aux toilettes?

  • Il peut faire les deux (baisser et remonter)
  • Il peut faire un comportement, préciser lequel: ____________________

Votre enfant peut-il mettre et enlever ses chaussures sans aide (sans être obligé de faire ses lacets)?

  • Il peut faire les deux (mettre et enlever)
  • Il peut faire un comportement, préciser lequel: ____________________

Votre enfant peut-il mettre et enlever son pull sans aide?

  • Il peut faire les deux (mettre et enlever)
  • Il peut faire un comportement, préciser lequel: ____________________

Votre enfant peut-il mettre et enlever les boutons de sa chemise sans aide?

  • Il peut faire les deux (mettre et enlever)
  • Il peut faire un comportement, préciser lequel: ____________________

Votre enfant peut-il mettre et enlever ses sous-vêtements (slip/culotte) sans aide?

  • Il peut faire les deux (mettre et enlever)
  • Il peut faire un comportement, préciser lequel: ____________________

Votre enfant peut-il mettre et enlever ses chaussettes  sans aide?

  • Il peut faire les deux (mettre et enlever)
  • Il peut faire un comportement, préciser lequel: ____________________

Votre enfant peut-il mettre et enlever son manteau sans aide (pas forcément pression ou fermetures éclair)?

  • Il peut faire les deux (mettre et enlever)
  • Il peut faire un comportement, préciser lequel: ____________________

Votre enfant peut-il ouvrir des fermetures éclair (sur ses habits, un sac à dos, ou d’autres objets, sans aide)?

  • Il peut ouvrir une fermeture éclair, quand l’ouverture est déjà démarrée, sur un vêtement, un sas à dos ou un objet similaire, avec seulement des aides verbales ou gestuelles
  • Il peut ouvrir une fermeture éclair sur un vêtement, un sac à dos, ou un autre objet similaire, seul

Votre enfant peut-il fermer des fermetures éclair (sur ses habits, un sac à dos, ou d’autres objets, sans aide) et aussi les enclencher?

  • Il peut fermer une fermeture éclair déjà enclenché sur un vêtement, un sac à dos, ou un objet similaire, avec seulement des aides verbales ou gestuelles
  • Il peut enclencher  et fermer une fermeture éclair sur un vêtement, un sac à dos, ou un autre objet similaire, seul

Votre enfant peut-il utiliser des fermetures éclair (ouvrir, enclencher et fermer) sur ses vêtements?

  • Il peut faire les trois comportements
  • Il peut faire un comportement, précisez lequel: _____________________

Votre enfant est-il capable de défaire et de fermer des boutons sur ses vêtements sans aide?

  • Il peut défaire de gros boutons sur des objets autres que des vêtements
  • Il peut défaire des gros boutons sur une chemise
  • Il peut fermer des gros boutons sur des objets autres que des vêtements
  • Il peut fermer les boutons d’une chemise

Votre enfant est-il capable de fermer et de défaire des boutons-pression sur des vêtements sans aide?

  • Il peut fermer et défaire des boutons-pression sur des objets autres que des vêtements
  • Il peut fermer et défaire des boutons-pression sur un vêtement

Votre enfant est-il capable de fermer et de défaire des ceintures sans aide?

  • Il peut fermer et défaire des boucles (ceintures) sur des objets autres que sur des vêtements
  • Il peut fermer et défaire des boucles (ceintures) sur un vêtement

Votre enfant peut-il ajuster ses vêtements quand cela est nécessaire?

  • Il peut ajuster ses vêtements quand on lui donne une aide verbale
  • Il peut ajuster ses vêtements sans aide

Votre enfant peut-il lacer ses chaussures sans aide?

  • Il peut faire au moins une étape dans le processus de laçage
  • Il peut lacer ses chaussures sans aide

L’envie d’en savoir plus, toujours plus pour prendre la bonne direction: le pouvoir des livres

Comment j’ai ingurgité des tonnes d’informations, dévoré les livres sans répit et assemblé minutieusement les pièces d’un puzzle, pour constituer une bibliothèque évolutive d’investigations, de connaissances, de réassurance et de perspectives!

Comment j’ai épluché les approches, méthodes, et avalé tout cet amas de mots techniques pour donner du sens, comprendre et agir. Surtout ne pas laisser faire, avoir le choix, tourner le volant, passer des ponts, avancer en connaissance de cause, défendre l’humain, rendre effectif le droit à l’égalité des chances, encourager les réussites, surmonter la peur, dépasser la méconnaissance et l’intolérance.

Comment je suis assoiffée d’en savoir plus, toujours plus, et encore plus pour trouver des réponses, des outils et des solutions qui me satisfassent et me permettent de vivre en paix avec moi-même. Pour ne pas culpabiliser en permanence, pour accompagner au mieux mon enfant vers les apprentissages et l’autonomie, pour ne pas avoir l’impression de l’enfermer dans un placard, pour la regarder grandir et évoluer comme tout un chacun…

Parce que le handicap fait peur, terrorise et appelle aux représentations les plus folles.

Parce que le handicap ne définit pas la personne: l’autisme est une manière d’être, et la personne autiste est une personne à part entière.

Parce que comprendre, c’est avoir les clés pour déchiffrer, assimiler, admettre, entendre, s’apercevoir, se rendre compte…

Alors, parmi les livres qui m’ont le plus touchés, qui ont enrichi ma connaissance des troubles envahissants du développement, qui m’ont amenée à me questionner (et je n’en citerai que quelques-uns), et qui me guident aujourd’hui, figurent:

  • Ma vie d’autiste de Temple Grandin. Une auto-observation riche d’informations sur les mécanismes neurophysiologiques sous-jacents à l’autisme, le fonctionnement cognitif et émotionnel, mais aussi un message porteur d’espoir pour les personnes autistes et leur famille.
  • Si on me touche, je n’existe plus de Donna Williams. J’étais adolescente lorsque j’ai lu cet ouvrage que j’ai trouvé d’une grande profondeur, avec ce souci du détail et du superflu.
  • Lettres à un petit prince sorti de sa bulle de Catherine de la Presle et Dominique Valeton. J’ai été émue par le témoignage de cette grand-mère qui a mis en place la méthode des 3i, par la générosité des bénévoles pour éveiller l’enfant autiste comme le tout-petit; mais aussi frappée par le travail réalisé autour du jeu.
  • L’autonomie pas à pas: enseigner les compétences quotidiennes aux enfants ayant des difficultés d’apprentissages de Bruce L. Baker et Alan J.Brigtman. Un véritable guide au quotidien pour développer les bases de l’autonomie, la propreté, le jeu, l’hygiène personnelle, les tâches domestiques, les bases scolaires.
  • Les techniques d’apprentissage du comportement verbal de Mary Lynch Barbera et Tracy Rasmussen. Ce guide fournit, pas à pas, une abondance d’informations sur la façon d’aider son enfant afin qu’il développe de plus grandes capacités de communication et de langage.
  • Activités d’enseignement pour enfants autistes de Eric Schopler. Cet ouvrage propose de nombreuses activités répertoriées en dix domaines fonctionnels. Les exercices proposés sont décomposés et progressifs: ils évoluent en fonction du niveau de développement de l’enfant et sont accessibles avec un matériel courant. Une ressource très utile et riche.

La liste n’est pas exhaustive.

Et vous, comment cherchez-vous l’information? Quels sont vos ouvrages de référence? Vos livres de chevet? Partagez vos lectures dans les commentaires de l’article.

[Évaluer l'autonomie de son enfant] Habiletés d’alimentation

Pour pouvoir travailler efficacement sur l’autonomie d’un enfant autiste, il faut pouvoir cibler les forces et faiblesses de son enfant. Je vous propose de faire ensemble le bilan des habiletés de votre enfant. Nous proposerons ensuite, sur Autisme Infantile, des activités destinées à améliorer ces compétences.

Évaluer les habiletés d’alimentation de son enfant autiste

Votre enfant est-il capable de manger de la nourriture en utilisant ses doigts?

  • Seulement avec des aides verbales et gestuelles
  • Indépendamment

Votre enfant est-il capable d’utiliser une paille pour boire?

  • Seulement avec des aides verbales et gestuelles
  • Indépendamment

Votre enfant est-il capable de boire dans une tasse sans renverser?

  • Seulement avec des aides verbales et gestuelles
  • Indépendamment

Votre enfant est-il capable de se nourrir avec une cuillère ou une fourchette, quand la nourriture est présentée en morceaux?

  • Seulement avec des aides verbales et gestuelles
  • Indépendamment

Votre enfant est-il capable de tartiner avec un couteau?

  • Seulement avec des aides verbales et gestuelles
  • Indépendamment

Votre enfant est-il capable de verser du liquide dans une tasse, à partir d’un pichet, sans renverser?

  • Seulement avec des aides verbales et gestuelles
  • Indépendamment

Votre enfant est-il capable de couper sa nourriture avec un couteau?

  • Seulement avec des aides verbales et gestuelles
  • Indépendamment

Votre enfant est-il capable de prendre le plat prêt et le ramener à table, sans guidance physique ou assistance?

  • Seulement avec des aides verbales et gestuelles
  • Indépendamment

Votre enfant est-il capable de nettoyer la table après les repas, sans assistance?

  • Seulement avec des aides verbales et gestuelles
  • Indépendamment

Votre enfant est-il capable de ne pas salir la table en mangeant?

  • Seulement avec des aides verbales et gestuelles
  • Indépendamment

[Évaluer l'autonomie de son enfant] Habiletés de propreté

Pour pouvoir travailler efficacement sur l’autonomie d’un enfant autiste, il faut pouvoir cibler les forces et faiblesses de son enfant. Je vous propose de faire ensemble le bilan des habiletés de votre enfant. Nous proposerons ensuite, sur Autisme Infantile, des activités destinées à améliorer ces compétences.

Évaluer les habiletés de propreté de son enfant autiste

Votre enfant urine-t-il aux toilettes au moins deux fois par jour?

  • L’enfant urine aux toilettes au moins 2 fois par jour
  • L’enfant va aux toilettes au moins 2 fois par semaine
  • L’enfant va aux toilettes au moins 5 fois par semaine
  • L’enfant urine aux toilettes 2 ou plusieurs fois par jour

Votre enfant reste-il sec (se retient-il) lorsqu’on l’amène régulièrement aux toilettes?

  • Pas plus de 4 vêtements mouillés par semaine
  • Pas plus de 2 vêtements mouillés par semaine dans les environnements contrôlés (école, maison)
  • Pas plus de 2 vêtements mouillés par semaine où qu’il soit
  • Reste sec quelque soit l’environnement

Votre enfant utilise-t-il de manière indépendante les toilettes à la maison pour uriner?

  • L’enfant doit être guidé verbalement pour quelques éléments de la chaîne
  • Aller aux toilettes est totalement effectué de manière indépendante

Votre enfant demande-t-il pour utiliser les toilettes quand il en aura besoin dans le cadre familial et en public?

  • L’enfant utilise des mots ou un autre moyen de communication pour indiquer le besoin d’utiliser les toilettes si besoin dans un cadre familial
  • L’enfant utilise des mots ou ou un autre moyen de communication pour indiquer le besoin d’utiliser des toilettes si besoin en public et dans le cadre familial

Votre enfant est-il capable de s’essuyer seul après avoir uriné?

  • Il s’essuie seul mais a besoin d’aide verbale
  • Il s’essuie complètement seul sans assistance

Votre enfant a-t-il des mouvements d’inclinaisons lorsqu’il va à la selle dans les toilettes?

  • Il a déjà eut 2 mouvements d’inclinaisons aux toilettes
  • Il défèque dans les toilettes au moins 2 fois par semaine

Votre enfant reste-il propre si on l’amène aux toilettes régulièrement?

  • Il n’a pas plus de 4 culottes sales par semaine
  • Il n’a pas plus de 2 culottes sales par semaine

Votre enfant est-il capable de s’essuyer après avoir déféqué?

  • Il s’essuie seul mais avec une assistance
  • Il s’essuie complètement seul sans assistance

Votre enfant peut-il utiliser les toilettes de manière indépendante dans des endroits familiers?

  • L’enfant doit être aidé verbalement pour certaines étapes du chaînage
  • Le chaînage « aller aux toilettes » est réalisé de manière indépendante

Votre enfant est-il capable d’utiliser les toilettes de manière indépendante?

  • L’enfant doit être aidé verbalement pour certaines étapes du chaînage
  • Le chaînage « aller aux toilettes » est réalisé de manière indépendante

[Évaluer l'autonomie de son enfant] Habiletés d’hygiène

Pour pouvoir travailler efficacement sur l’autonomie d’un enfant autiste, il faut pouvoir cibler les forces et faiblesses de son enfant. Je vous propose de faire ensemble le bilan des habiletés de votre enfant. Nous proposerons ensuite, sur Autisme Infantile, des activités destinées à améliorer ces compétences.

Évaluer les habiletés d’hygiène de son enfant autiste

Votre enfant est-il capable de se laver les mains sans assistance?

  • Seulement avec des aides verbales ou gestuelles
  • Indépendamment

Votre enfant est-il capable de se sécher les mains sans assistance?

  • Seulement avec des aides verbales ou gestuelles
  • Indépendamment

Votre enfant est-il capable de se laver le visage sans assistance?

  • Seulement avec des aides verbales ou gestuelles
  • Indépendamment

Votre enfant est-il capable de se sécher le visage seul?

  • Seulement avec des aides verbales ou gestuelles
  • Indépendamment

Votre enfant est-il capable de se laver le corps seul?

  • Seulement avec des aides verbales ou gestuelles
  • Indépendamment

Votre enfant est-il capable de se laver les cheveux seul?

  • Seulement avec des aides verbales ou gestuelles
  • Indépendamment

Votre enfant est-il capable de se peigner ou de se brosse les cheveux seul?

  • Seulement avec des aides verbales ou gestuelles
  • Indépendamment

Votre enfant est-il capable de se brosser les dents en utilisant du dentifrice?

  • Seulement avec des aides verbales ou gestuelles
  • Indépendamment

Votre enfant est-il capable de se moucher le nez seul si besoin?

  • Seulement avec des aides verbales ou gestuelles
  • Indépendamment