Apprentissages et généralisation

Virginie GratiotLa difficulté de généralisation est une des spécificités des Troubles du Spectre Autistique. Prolonger, étendre, transférer ce que que la personne a appris dans une situation d’enseignement à une autre est un vrai défi au quotidien, et ce, tout au long de la vie.

Avec Camille, je me suis longtemps demandée pourquoi elle réussissait une activité à la maison et ne parvenait pas à la reproduire à l’extérieur avec une autre personne, en manifestant une forte résistance – ce qui l’amenait à un état d’anxiété incomparable lorsqu’elle dormait en dehors du domicile (pourtant dans son entourage proche, connu et accompagnée), avec des difficultés d’endormissement qui se transposaient ensuite à la maison…

Comprendre le principe de généralisation m’a alors permis de réfléchir à comment remédier à des situations problématiques, aborder des apprentissages de façon différente et progressive, en transmettant, par exemple, les mêmes supports de travail à l’école, en introduisant des variantes, en réinvestissant les jeux découvert chez l’orthophoniste, à la ludothèque…

Il m’est ainsi apparu progressivement important de diversifier et reprendre les activités, habiletés, apprises à la maison ou à l’extérieur, avec d’autres personnes et dans d’autres contextes (lieux, matériels, supports), afin que celles-ci trouvent un meilleur ancrage.

Généraliser suppose donc un travail et un ajustement permanent sur chaque apprentissage, dans les différents lieux de vie et un partenariat parents-professionnels pour:

  • partir du niveau de l’enfant,
  • communiquer sur ses centres d’intérêts,
  • travailler les mêmes compétences,
  • développer la coopération.

Lorsque cette communication est instaurée, que l’échange régulier des informations est possible, que les supports sont diversifiés, les intervenants ou l’entourage multipliés, que ce soit dans des situations d’enseignement ou en situation naturelle, l’enfant généralise. Il démontre un savoir nouveau, car il peut l’appliquer dans d’autres sphères de sa vie. Les connaissances sont assouplies, les barrières de la rigidité s’abaissent.

J’ai souhaité, aujourd’hui, étayer mes propos à travers les illustrations de deux mamans formidables: Laurence et Magalie. Ce sont deux personnes que j’admire pour l’accompagnement et la guidance qu’elles réalisent au quotidien avec leurs enfants, Sixtine, Alexandre et Raphaël. Elles m’ont inspirée et ont soutenu indirectement mes initiatives dans la mise en place des apprentissages avec Camille. Aussi, évoquerons-nous chacune, conjointement, nos expériences respectives.

Apprentissages et généralisation

Laurence: Sixtine est née en juin 2006, elle est porteuse d’une anomalie génétique unique ayant pour conséquence un retard moteur et des troubles du spectre autistique pour lesquels elle sera évaluée à la rentrée prochaine.

Quand Sixtine était toute petite,  j’ai eu très tôt la sensation qu’elle avait besoin d’un « décodeur » pour comprendre son environnement. J’avais l’impression qu’il fallait que je lui explique chaque chose, sans quoi je la sentais perdue. C’était bien avant d’avoir un diagnostic et je me revois la porter  dans son porte bébé et lui nommer tous les objets en mettant le couvert!

Je ne me souviens plus de cette période de façon précise, mais je sais que je ressentais, très fort, son besoin de médiation. Quand Sixtine a commencé à apprécier les imagiers, très souvent, je m’arrêtais dans la lecture pour aller chercher et lui faire toucher un objet qui correspondait à l’image, un fruit, une louche, ou même je m’arrêtais dans la rue pour lui faire toucher un arbre en disant simplement « arbre ».

Quand on a commencé à travailler de façon plus formelle à la table, j’ai continué à « connecter » Sixtine au concret, le plus possible. Il me semble que, pour Sixtine, ce travail qui à la base était vraiment intuitif a permis de faciliter la généralisation des tout premiers apprentissages.

Ensuite, j’ai commencé à réfléchir à la manière d’aborder chaque apprentissage, car je trouvais que, très souvent, la pédagogie n’était pas suffisamment approfondie, et je pense que Sixtine n’aurait pas adhéré à un programme éducatif trop calqué sur les programmes scolaires ou qui ne se serait pas appuyé sur ses intérêts.

Pour la numération, par exemple, j’ai travaillé très longtemps sur les trois premiers nombres, et, en dehors des séances de travail où je proposais déjà un matériel varié, le jeu qui l’a motivée était de « jouer au Mac Do » avec de la dinette. Je passais commande, ou plutôt le boitier du DVD représentant son personnage préféré du moment (un canard) était son client, et commandait deux paquets de frites, une glace ou trois cookies. Elle le servait avec une application étonnante! Bien sûr, ce jeu était lié à ses intérêts du moment.

L’utilisation des centres d’intérêt de Sixtine,  en générant simplement  des moments de plaisir, est favorable au transfert de connaissances dans des situations variées, mais le sens que les apprentissages ont pour elle peut également avoir beaucoup d’impact sur la généralisation.

Par exemple, quand nous avons abordé la reconnaissance des chiffres écrits, un jour, alors que je lui mettais un DVD de Tchoupi, en choisissant l’épisode, elle a reconnu un chiffre. À partir de là, je lui demandais quel chiffre elle voulait, et l’apprentissage a été boosté! Elle a ensuite réutilisé cet acquis pour choisir seule les chansons qu’elle préférait sur son poste CD. Dans la voiture, n’ayant pas accès au choix des CD, elle a continué à progresser, en parallèle du travail à la table, sur la connaissance ordinale des chiffres, puisqu’un de ses intérêts est de savoir ce qu’il y a avant ou après tel numéro de chanson.

Et puis, encore actuellement, pendant les exercices de kiné où elle compte à l’envers à partir de 10 pour terminer un exercice. Je me souviens aussi lui avoir demandé combien elle voulait de chips un jour à table, elle a commencé par donner le plus grand chiffre qu’elle connaissait bien, qui était  « 3″ à l’époque, mais déçue par le contenu de son assiette elle a fini par dire 20 – pourtant on n’avait pas été aussi loin!

J’ai été très longtemps seule à stimuler Sixtine (sans l’aide de professionnels), et j’ai dû diversifier au maximum les supports, ou faire en sorte qu’ils soient le plus modulables possible.

Par exemple, quand on a commencé à travailler la lecture de syllabes, Sixtine avait un petit livret d’autocollants à compléter, et en haut de chaque page il y avait les « déclinaisons » de syllabes. Après l’avoir aidée à les déchiffrer 2 ou 3 fois, Sixtine les lisait très facilement en variant la consonne sans soucis à chaque page. On aurait pu penser que c’était acquis, mais elle avait surtout retenu la « petite chanson » que ça faisait… De la même manière, je ne peux pas utiliser de manuel de lecture, car si nous recommençons la même page deux ou trois fois, elle la connaitra par coeur.

Apprentissages et généralisation

Magalie: Quand Alexandre avait entre 2 et 3 ans, il était très enfermé dans une bulle. Je me suis focalisée sur la gestion de ses troubles du comportement. Mon seul objectif, à l’époque, était d’essayer d’interagir avec lui et de lui apprendre des comportements adaptés. Je ne pensais pas encore aux apprentissages, et encore moins à leur généralisation.

Après ses 3 ans, j’ai foncé tête baissé dans les premiers apprentissages (tri de couleurs, encastrements…), en m’aidant principalement du fameux Activités d’enseignement pour enfants autistes d’Eric Schopler, mais aussi de Task Galore. Au fur et à mesure de ses progrès, j’ai tenté de généraliser certaines compétences acquises sur d’autres supports d’activités, et ça a coincé. Ce n’est qu’à partir de ce moment-là que j’ai compris qu’une compétence n’est réellement acquise avec un enfant autiste que quand elle est généralisée à plusieurs supports et à plusieurs contextes (dans d’autres lieux et/ou avec d’autres personnes).

Apprentissages et généralisation

Raphaël a bénéficié, en quelques sortes, de mon expérience avec Alexandre, et surtout de tout le matériel « sur-mesure » que j’ai fabriqué pour lui.

Aujourd’hui, je propose donc de façon régulière à mes deux fils autistes, Alexandre et Raphaël, des activités structurées sur table et hors table. Elles sont, selon moi indispensables pour aborder certaines compétences – car c’est bien souvent le cadre structuré et le caractère répétitif qui leur permet de les intégrer – et ensuite les généraliser aux situations de la vie courante.

Je pense aux apprentissages comme l’imitation, la compréhension, la perception, l’attention conjointe, la catégorisation, les émotions, le développement du langage, la motricité fine, la reproduction de modèles, etc. Je diversifie beaucoup le matériel pour éviter toute rigidité et amorcer le travail de généralisation.

En dehors de nos séances de travail, nous jouons à de nombreux jeux de société tels que Pic’Pirate, Tenta’Poulpe, SOS Ouistiti… Ils permettent d’apprendre le tour de rôle, l’utilisation du dé, de développer certaines habiletés, notamment en motricité fine.

Nous jouons aussi souvent à des jeux d’imitation avec des petites voitures ou des animaux, des instruments de musique, des jeux de construction type Duplo ou Smartmax, avec des Playmobils…

J’ai remarqué qu’Alexandre est beaucoup plus à l’aise pour les activités sur table, tandis que Raphaël apprend davantage dans un cadre moins structuré. Je pense que l’essentiel est que chacun parviennent à entrer dans une logique d’apprentissage, tant pour la remédiation cognitive que pour l’autonomie personnelle, c’est ce qui facilitera le travail de généralisation.

Virginie: Avec Camille, c’est en début d’année de grande section de maternelle que je me suis rendue compte qu’il fallait agir au plus vite sur les comportements problèmes et canaliser son agitation. Ses facultés de mémorisation et sa réactivité avaient souvent été mises en valeur, de même que son intérêt pour les activités concrètes, manuelles et du quotidien.

Lors de la première réunion éducative,  je me souviens encore parfaitement des propos de l’enseignante: « Camille ne rentre pas dans les apprentissages scolaires ». Son discours m’a fait l’effet d’une bombe.

J’ai alors ressorti du placard des jeux de discrimination visuelle partant de ses centres d’intérêts (mémorys, lotos et jeux d’observation), et j’ai commencé à jouer quelques minutes auprès d’elle. Petit à petit, elle a regardé ce que je faisais, s’est assise, a pris ses jetons, et c’était parti.

Mon objectif premier était de la faire adhérer aux jeux, de susciter sa curiosité, de développer l’attention conjointe et la position assise. Avec le jeu de l’autobus, elle travaillait indirectement sur la notion de couleurs, mais cela n’était pas suffisant car, hormis le rose, lorsque je lui demandais de manière informelle de trouver un objet dans la maison d’une des six couleurs précédemment abordées, les erreurs se multipliaient. Je lui ai ainsi proposé d’autres activités réinvestissant les couleurs: tri de pinces à linge dans des gobelets de couleurs associées, lotos des couleurs… Et les apprentissages, associés à la mise en place de la généralisation, ont ainsi débuté.

Aujourd’hui, en plus des interventions structurées en situation de bureau dans lesquelles nous abordons plusieurs domaines d’apprentissage, les jeux de société ou jeux coopératifs (tour de rôle) nous permettent de ré-exploiter des connaissances et de développer des habiletés sociales. Le jeu devient un moment de plaisir familial et d’amusement, et contribue au maintien de ce que j’aime appeler les apprentissages « mine de rien »:

Et vous? Comment vous y prenez-vous pour généraliser? Partagez vos idées et vos expériences dans les commentaires de l’article.

Utiliser les pâtes de rééducation

Utiliser les pâtes de rééducation

On a découvert un matériel sympa, avec Matthieu, l’autre jour chez Faustine (sa psychomotricienne). Alors du coup on en a profité pour faire un petit film pour vous le faire partager, afin que vous voyez comment on peut l’utiliser.

Elle est disponible chez Wesco en plusieurs coloris, et semble avoir une densité différente selon la couleur. Faustine en a une rouge, moins résistante, et une verte, plus résistante.

Faustine fait travailler à Matthieu la force musculaire, la prise pouce-index, et la posture avec ces petits jeux avec la pâte de rééducation.

Votre enfant utilise-t-il ces pâtes de rééducation en psychomotricité? Comment les utilise-t-il? Avez-vous d’autres astuces? Partagez dans les commentaires de l’article.

Travailler la planification

Travailler la planification

Faustine fait travailler plusieurs compétences à Matthieu à chaque exercice, mais, ce jour-là, elle lui faisait travailler la planification. C’est la capacité d’anticiper un geste ou une action afin de les réaliser.

Dans ce cas-ci, il faut que Matthieu arrange les pièces de manière à compléter le château sans laisser de trous et sans dépasser hors des limites du château.

L’agencement spatial d’information nécessite un traitement secondaire adapté de l’information, qui est ce qu’on travaille afin d’avoir une bonne planification du geste. Ça requiert une manipulation mentale cognitive complexe, en l’absence de laquelle on peut reconnaître la présence d’un problème, si par exemple l’enfant n’est pas capable de reconstruire un modèle en 2D ou en 3D par l’intermédiaire du graphisme, de cubes, de puzzles, etc.

C’est une compétence qu’on travaille beaucoup dans le cadre de la prise en charge des troubles praxiques (qui concernent les maladresses, dans le cadre par exemple de l’habillage ou de l’utilisation d’outils, ou bien les dyspraxies visuo-constructives associées aux troubles de l’apprentissage).

Les fonctions cognitives instrumentales sont le langage, les praxies (c’est-à-dire les gestes orientés vers un but), le schéma corporel, les gnosies, les fonctions visuo-spatiales, le calcul. Les fonctions cognitives exécutives associées à l’attention exercent des fonctions de contrôle et permettent l’exécution d’action, de raisonnement, de planification, de résolution de problèmes, d’inhibition de réponses inadaptées, de stratégie, de prise de décision, de pensée abstraite, d’organisation et de réalisation des activités cognitives elles-mêmes.

Et vous, quels exercices faites-vous faire à votre enfant pour lui faire travailler la planification? Partagez dans les commentaires de l’article.

Puzzles et compétences de jeu

Puzzles et compétences de jeu

L’élaboration du Programme Educatif Individualisé de Camille en avril 2011 a été le point de départ d’un nouveau centre d’intérêt avec, au préalable, l’apprentissage puis l’émergence de nouvelles compétences de loisirs: les puzzles, jeu d’hypothèse, de manipulation et de stratégie.

Camille, qui n’avait jamais réalisé de puzzles d’encastrement bébé de par une difficulté à rester assise et à maintenir une attention prolongée, a découvert:

  • en un mois, la manipulation de pièces avec embout (tourner, soulever, déplacer, utiliser ses deux mains, développer la pince). Chaque pièce était retournée pour trouver sa place. Aussi, aux habiletés motrices émergentes s’est associée une meilleure représentation de l’espace.
  • en deux mois, la recomposition de personnages ou de scènes à l’aide de trois morceaux. Elle s’est ainsi entraînée à analyser les détails de l’image, à émettre des hypothèses et à développer une meilleure connaissance du schéma corporel (puzzles de personnages). Des puzzles, sur les compétences mathématiques et de lecture, s’y sont ajoutés.
  • en trois mois, l’assemblage de quatre à huit pièces éparses. Nous avons alors encouragé l’observation et privilégié le repérage de la forme des pièces et des indices (détails, couleur).

Après six mois d’intervention, Camille réalise des pièces de 15 pièces en activités structurées et en temps libre. La guidance physique s’est estompée, la guidance orale reste présente, mais son intérêt pour les puzzles et le plaisir d’y jouer l’amènent chaque jour à plus de dextérité, de rapidité, de flexibilité, de concentration, et de logique. Je suis alors émue de la voir tatônner, comparer, faire de multiples essais avec patience et détermination, mettre de côté, élaborer ses premiers raisonnements.

Aujourd’hui, douze mois plus tard, Camille joue en autonomie sur des puzzles de façon spontanée. Elle agence maintenant jusqu’à cinquante pièces: des puzzles aux nuances subtiles comme le poisson Arc-en-ciel, des puzzles sous forme de contes avec une chronologie d’événements et une répétition de personnages, comme les contes du petit chaperon rouge et des trois petits cochons.

Après avoir dû composer et venir à bout des résistances de Camille, j’entrevois ici et maintenant l’aspect pragmatique de l’éducation structurée et de la stimulation par le jeu. Camille prend maintenant  plaisir à réaliser des puzzles; lorsque son excitabilité augmente, ou qu’elle se disperse, je la dirige vers une activité puzzle de son choix, et après quelques manipulations, elle s’apaise.

Steven Degrieck, dans son ouvrage Autisme et loisirs, Temps « mort » ou temps « libre »?, explique avec clarté comment l’intérêt et la motivation apparaissent chez l’enfant autiste, dès lors que l’activité est organisée par l’apport d’un nouveau matériel visualisé et que l’accompagnement est pensé en petites étapes. La table d’apprentissage est le point de départ d’une nouvelle compétence de loisirs éventuelle; aussi, l’entraînement au jeu est-il primordial pour « orienter » et enrichir les compétences de loisirs.

Mes plus grandes satisfactions :

  • Accompagner et soutenir Camille dans un objectif d’ »apprendre à apprendre »,
  • diversifier ses compétences de jeu pour les transposer dans d’autres contextes,
  •  la voir s’épanouir et s’éveiller chaque jour un peu plus,
  • accéder à une meilleure autonomie dans l’utilisation du matériel et l’exécution d’activités.

Et vous, comment les intérêts inattendus de votre enfant sont-ils apparus, alors qu’ils n’étaient pas toujours perceptibles au départ? Comment développez-vous ses loisirs et ses temps libres? Quelles ont été vos grandes surprises et les résistances rencontrées?

7 choses que vous devez savoir avant de choisir les 3i

Les 3i sont une approche portée en France par l’association Autisme Espoir vers l’Ecole: AEVE, dirigée par Mme Catherine de la Presles. C’est une méthode qui se décrit comme développementale, pratiquée à la maison, en famille, et qui tente, à travers le jeu partagé avec des bénévoles, de faire « repasser » l’enfant au travers des étapes de développement traditionnelles d’un enfant entre 0 et 3 ans qu’il est supposé avoir loupées.

Voici sept choses que vous devez savoir, avant de choisir la méthode des 3i:

  1. Pratiquer les 3i implique quelques contraintes organisationnelles. Vous devez disposer d’un espace de jeu fermé, et d’une équipe d’une trentaine de bénévoles qui devront se succéder quotidiennement et toute la journée à votre domicile.
  2. Les 3i est une méthode « low cost ».
  3. Les 3i ne sont pas une prise en charge recommandée de l’autisme chez l’enfant et l’adolescent par la Haute Autorité de la santé. Si vous souhaitez porter votre choix vers une approche développementale, la HAS recommande plutôt le modèle de DENVER ou Floortime (en complément d’approches éducatives et comportementales).
  4. L’approche 3i prône: de ne pas vouloir aller trop vite, de ne rien attendre d’une séance, de ne fixer d’objectifs qu’à long terme, de ne regarder les progrès qu’à long terme, insiste sur les régressions fréquentes. Ce discours est aussi celui que tiennent les approches psychanalytiques de l’autisme. Sans objectifs et critères d’évaluation précis, mesurables, atteignables rapidement, il est impossible d’évaluer l’efficacité d’une intervention avec un enfant, et de changer de cap à temps.Cette approche est aussi contradictoire avec la volonté affichée de AEVE de poursuivre une validation scientifique.
  5. Les résultats proclamés par l’association sont les suivants:
    En 2011, après 12 à 36 mois de méthode,

    • 54 sur 160 enfants suivis depuis 2006 ont pu réintégrer l’école ou démarrer l’école à la maison pour rattraper le niveau de leur âge,
    • 22 sur 160 ont acquis le langage,
    • 54 sur 160 deviennent capables de communiquer, comprendre leur environnement, imiter, même s’ils n’ont pas encore le langage.

    Si l’on en croit ces résultats, 120 enfants sur 160 auraient faits des progrès que l’association estiment significatifs. Il semble cependant que plusieurs enfants soient désormais pris en charge dans d’autres associations, avec de graves troubles du comportements, et certains autres intègrent des IME en internat après une expérience 3i inefficace.

    Association Autisme Espoir
    Par ailleurs, « sortir de sa bulle » n’est pas un élément d’évaluation très « scientifique » ;-) , il serait plus intéressant de voir les évaluations ADI-R , ADOS, PEP-R ou BECS avant/ après.

  6. La méthode 3i a d’évidentes lacunes: la généralisation (variété de contextes, d’activités, d’environnements) est négligée. La HAS insiste sur la nécessité de placer des personnels formés en interaction avec les enfants autistes dans le cadre de leur prise en charge. Les bénévoles ne sont pas des professionnels de l’intervention avec un enfant autiste. La HAS recommande vivement une scolarisation, même partielle, des enfants avec autisme afin de les inciter à imiter les comportements de leurs pairs. AEVE recommande la déscolarisation de l’enfant.
  7. Les 3i présentent l’avantage de mettre les parents et leur entourage au centre de la prise en charge, sous la supervision mensuelle d’un psychologue (il y en a 35 dans l’association). Elle ne réclame aucune compétence particulière et dédramatise l’interaction, le jeu, la relation avec un enfant différent.

Autisme Infantile milite pour la liberté de  choix des familles, un choix éclairé, et validé par les recommandations de la HAS.

La fricassée autistique et laxative des Galápagos

Chères et mères,

Au sein de l’oeuvre éternelle merveilleuse de la soeur froncée du grand Anus, qui rayonne toujours avec autant de splendeur sur la plupart de nos temples autistiques, nous avons jusqu’à présent exploré ses travaux concernant l’autisme primaire.

Celui-ci peut être considéré comme normal jusqu’au moment où le petit d’Homme, guidé par sa mère, parvient à donner une consistance « suffisamment bonne » à ses excréments.

Dans le cas contraire, l’autisme primaire devient anormal. L’absence de moulage défécatoire finit par faire acte de parallélisme avec le psychisme du petit d’Homme qui entame irrémédiablement sa mutation en amibe: une structure flasque et non délimitable, car en constante trans-dé-formation, à l’image d’un inconscient qui ne saurait distinguer le soi du non soi.

Introduction

L’autisme secondaire à carapace (ASC), dont il sera question en ce jour délicieux, survient lors d’une prise de conscience douloureuse, celle d’un non soi terrifiant, un phénomène consécutif à la séparation symbolico-physico-obligatoire d’une mère dont nous reparlerons, évidemment…

Les enfants ASC semblent s’être soigneusement enveloppés eux-mêmes, afin d’affronter le traumatisme oral de la perte de l’unité originaire avec la mère.

1. Le pourquoi du comment

Livré à un monde extérieur abominable et apocalyptique, le petit d’Homme se voit dans l’obligation de se confectionner, en toute hâte, une carapace afin de s’en protéger. Ne bénéficiant guère de revenus suffisants pour obtenir un crédit et investir dans la pierre, dans le bois ou dans la paille (référez vous au Loup anal et aux trois petits cochons), notre « crustacé » post-amibien se voit dans l’obligation de bâtir avec la matière à disposition, à savoir et à nouveau: fécale.

Une prise de conscience trop brutale, trop soudaine, de la séparation d’avec la mère est vécue comme rupture de la continuité corporelle. Les convulsions de panique et de fureur que l’enfant manifeste à ces moments-là signifient que cette expérience est vécue comme une épuisement de la substance corporelle, sous forme d’explosion catastrophique. Le type de matériel fourni par David montre que la tentative de colmatage de la brèche – enduite de matières corporelles opaques – crée le délire d’une barrière impénétrable, dressée contre les stimuli. Cette dernière peut aller jusqu’à masquer complètement les objets extérieurs. Pour décrire cette situation, la psychanalyse a inventé le terme d’hallucination négative.

Je vous vois venir au galop, chères et mères, mais loin de nous l’idée de limiter l’âme humaine si complexe à une banale histoire de torchis. Ces édifices atteignent des niveaux de sophistication inouïs, tels de véritables cathédrales ou gratte-culs, pardon, gratte-ciels, qui nécessitent des heures d’entretien par jour, notamment en ce qui concerne le colmatage des fuites.

À vrai dire, plutôt que d’édifices, il s’agirait en réalité de « cuirassés », comme nous le rappelle volontiers la soeur froncée:

Animisme et autisme constituent deux démarches opposées dans l’esprit primitif. L’animiste consiste à attribuer une vie aux objets; l’autisme pathologique, lui, est un processus de mortification, qui vise à rendre les choses inexistantes, en les recouvrant de substance corporelle. Il réduit également les êtres vivants à l’état de choses inanimées.

Je n’ose guère vous relater avec précision l’état dans lequel ces petits crustacés laissent mon bureau à la fin d’une consultation: un vrai champ de bataille nauséabond…

2. Le comment du pourquoi

Intéressons-nous désormais à la genèse de telles apocalypses « sanitaires ». La mère insuffisamment bonne y joue un rôle tout à fait prépondéral, pour ne pas dire laxuriant, et surtout pendentif. Voici quelques facteurs déterminants selon la soeur froncée du grand Anus:

  • Prolongation anormale de l’autisme primaire, qui fait que, lorsque l’enfant prend soudain conscience de la séparation corporelle d’avec sa mère, c’est pour lui un choc auquel il n’est pas préparé.
  • Séparation géographique d’avec la mère, lorsque l’utilisation des Objets autistiques est à son point culminant.
  • Maladie physique pendant la petite enfance.
  • Troubles in utero et résonance à ce moment-là.
  • Immobilisation des membres dans la toute première enfance.
  • Sensibilité anormale d’un ou de plusieurs organes sensoriels.
  • Intelligence très élevée.
  • Réactions hypersensibles aux stimuli sensoriels.
  • Mauvaise tolérance de la frustration.
  • Dépression de la mère, ouverte ou dérivée.
  • Mère préoccupée ou insécurisée qui n’offre pas au nourrisson une protection adaptée.
  • Mère déprimée qui a du mal à apporter à son bébé toute l’attention et la stimulation dont il a besoin.
  • Mère non soutenue par le père, du fait de l’indifférence, de la passivité, de l’absence, de la maladie ou de la mort de ce dernier.
  • Mère dont la confiance est sapée par ses propres expériences infantiles: l’ingérence des parents, ou déménagements trop fréquents.
  • Le désir de perfection conduit la mère à « pousser » l’enfant à des activités qui ne sont pas à la mesure de ses capacités. L’enfant se retire pour échapper à cette poussée.
  • La mère est vécue comme Objet « engloutissant » (peut-être parce que les tendances de l’enfant à avaler ne se sont pas suffisamment modifiées du fait de toute une variété de facteurs). Cela peut devenir de l’ASR.
  • Mauvais traitements physiques de l’enfant (décrits par G.Strob), comme par exemple des lavements abusifs…

De manière générale, chères et mères, vous auriez dû, et devriez, rester simples, rester à votre place comme l’atteste notre soeur froncée:

Certains parents ont un sens trop développé de leur individualité, qui leur donne le sentiment d’être tout à fait distincts l’un de l’autre. Mari et femme mènent leur vie, chacun de leur coté, et n’ont d’ordinaire aucun contact approfondi entre eux ou avec leur progéniture, laquelle, de toute manière, menace leur mode de comportement, qu’ils ont établi avec soin et depuis longtemps, afin d’affronter le monde extérieur et leurs propres problèmes. C’est souvent le cas chez des parents qui exercent une profession libérale ou se consacrent avec ardeur à une activité créatrice. Ceux-ci ont l’esprit froid et clair et un sens trop aigu de leur propre individualité. Par conséquent, ils ont du mal à favoriser chez leurs enfants des expériences transitionnelles appropriées. Une mère plus simple, qui réagit spontanément au monde extérieur, en est davantage capable. Elle sait intuitivement quand elle peut laisser son bébé la parasiter, quand le réprimer et le reprendre en main, pour lui donner des repères par rapport aux autres et à elle-même. Grace à ce type de mère, l’enfant se trouve face à de nombreuses possibilités, si bien que ses sentiments et ses énergies ont plusieurs échappatoires.

3. Le comment du comment

Lorsqu’il s’agit d’aborder les perspectives d’entrevoir la possibilité d’envisager la mise en place d’une démarche thérapeutique en matière d’autisme secondaire à carapace, il convient de prendre les précautions nécessaire en ce qui concerne la protection individuelle: une combinaison intégrale en plastique transparent permettra au thérapeute d’envisager la concrétitude d’une mise en marche d’un processus d’acceptation globale et personnalisée, de prendre en compte la singularité du sujet, et de faire entrer le crustacé dans le bien nommé « cabinet ».

Nous ne saurions oublier que la fameuse carapace, outre son rôle de protection contre le terrifiant « non-moi », est aussi et surtout un cocon qui permet d’assurer la cohésion d’une personnalité intégrée trop tôt. Voilà pourquoi tout effort, stupide il en convient, pour rompre cette cuirasse trop tôt, ne peut qu’aboutir à une explosion de type grenade à fragmentation fécale, non sans un tir de barrage préalable. Nombreux sont les comportementalo-fachos à s’être purement et simplement conduits en kamikazes. Paix à leur âme, et à leur inconscient. Mais ces comportementalo-fachos parviennent, parfois, à rompre cette carapace plus délicatement, à profaner la cathédrale autistique, laissant entrevoir une personnalité embryonnaire et donc impropre à la vie. Essayez donc d’ouvrir un oeuf trop tôt, et vous verrez…

Voilà pourquoi, chères et mères, il est essentiel d’attendre l’émergence du désir du petit crustacé qui viendra spontanément fêler, puis déchirer, sa coquille, avant d’en sortir sous des acclamations neutres et bienveillantes d’un thérapeute satisfait de ce qu’il revendique en tant que devoir non accompli. Les nombreuses heures et années passées avant cette émergence glorieuse seront consacrées aux divines interprétations qui valent bien mieux qu’une méga-diarrhée explosive:

Le patient enfermé dans l’autisme secondaire a le sentiment, semble-t-il, que c’est l’écoulement de ses propres substances corporelles dans l’analyste (la mère) et autour d’elle qui fait exister celle-ci. Il a l’impression que ses substances corporelles se gonflent et que la privation s’amenuise. Il imagine que les mouvements de son corps ont un pouvoir de vie et de mort similaire. […] Il se sent obligé de faire marcher le monde.

Oui, donc, là, le petit d’Homme est passé de « mortifère » à « animiste », si je ne m’abuse, et si tant est que le fait de s’abuser soi-même n’est pas assimilable à un viol.

Un enfant psychotique, dans cette position, suce sa langue, fait des bulles ou des gargouillis dans la bouche, afin de sentir qu’un morceau vital de sa mère le réconforte et l’emplit. Cela tient en échec la crainte que les aliments vitaux ne s’épuisent définitivement, de façon traître et cruelle.

Laisser donc les autistes faire des bulles, comme pourrait le requérir de façon signifiante notre ami Laurent Danon « la bulle boit l’eau »!

La bouche se sexualise, tout comme les autres parties du corps, assimilées à la bouche: l’anus et les mains, par exemple. L’enfant, en proie à un délire, encercle les parties du corps maternel, comme si elles étaient des parties inanimées et phalliques de lui-même, par exemple: le mamelon, les mains, les cheveux, le collier de perles. Les parties de son corps se sexualisent également: ses doigts, ses cheveux, ses selles. Sa mère est utilisée à la façon d’un instrument, d’une extension maniable de ses propres organes, d’une sorte de fleur phallique qu’il porte à la boutonnière, pour se sentir « spécial » et « sous protection spéciale ». (Il a alors le sentiment qu’il doit être un phallus pour sa mère.)

Vous aurez sans doute perçu l’influence légendaire de la grande soeur Mélanie Klein dans cette dernière tirade, dont j’ai ôté volontairement les considérations concernant le rêve autistique d’un bol de lait crémeux dans lequel apparaît une touffe de poils pubiens masculins terrifiante = apparition sexuelle orale d’un père phallique, nom du père!

Conclusion

Pour conclure, rien ne vaut le témoignage d’un principal intéressé, à savoir d’un autiste traité à une époque ou les comportementalo-fachos n’avaient pas encore opté pour la solution finale d’éradication désintégrative des carapaces, à une époque ou nous pouvions aider les autistes à s’en accommoder, voire à les rentabiliser pour le bien de l’humanité.

Tortue GénialeAinsi, c’est en partie grâce à sa carapace que Tortue Géniale est devenu l’un des plus grand maîtres d’arts martiaux.

Ayant pris l’habitude de porter celle-ci à l’entraînement, il se sent bien plus léger et plus fort lors des combats durant lesquels il s’en sépare temporairement.

Il utilise également sa carapace comme une garçonnière pulvérisatrice de phéromones sexuelles, dans laquelle il peut attirer les plus belles jeunes filles malgré son âge avancé. Si Tortue Géniale est devenu immortel, c’est également grâce à sa carapace, dont la beauté a ébloui l’oiseau millénaire.

DonatelloLe sage Tortue Géniale nous transmet ces quelques mots:

Nous échangions naguère avec Donatello des Tortues Ninja au sujet du bienfondé et de la bienséance des carapaces autistiques.

Sans elles, nous ne serions rien, et nous n’aurions pu sauver l’humanité.

J’en appelle donc à ces chères et mères, et les encourage à entendre les sages paroles psychanalytiques sans lesquelles l’humanité est promise à un avenir au mieux sombre, au pire obscur.

Travailler plusieurs choses à la fois

Travailler plusieurs choses à la fois

Lorsqu’on débute le travail avec un enfant autiste, à moins d’être un professionnel ou suivi par l’un d’entre eux, il vaut mieux s’en tenir à travailler une compétence à la fois seulement. Surtout au début, quand on n’en est qu’aux prémisces de la prise en charge.

Avec le temps qui passe, et le fait que l’enfant acquiert de plus en plus de compétences, cela devient de plus en plus simple de travailler plusieurs choses à la fois.

Dans cette vidéo, on voit Matthieu commencer une nouvelle activité. Il a généralement un peu de mal à se concentrer sur une activité qu’il n’a jamais faite (ou juste une ou deux fois auparavant). De plus, comme l’explique Faustine à la fin de la vidéo, ce n’est pas vraiment un jeu de sa tranche d’âge, mais ça lui permet de travailler plusieurs choses:

  • le tour de rôle,
  • la retenue, en évitant de stéréotyper inlassablement sur le bouton,
  • la psychomotricité fine, en plaçant les figures sans faire tomber les précédentes,
  • l’exécution sous contrainte de temps,
  • les ordres oraux (compliance, compréhension),
  • l’espace 3D.

Faustine réussit à faire travailler toutes ces compétences à Matthieu en lui faisait travailler sa psychomotricité. Grâce à la communication parmi les intervenants de notre équipe, elle sait quels sont les points cruciaux à travailler avec Matthieu (par exemple, pas besoin de travailler les couleurs qu’il connait déjà, mais il a bien besoin de travailler la compréhension des ordres oraux).

Tout cela ne s’est pas fait en deux semaines, et il y a eu beaucoup de préparation pour en arriver là, mais il est possible de travailler de plus en plus de compétences pendant les séances. À la maison, nous continuons le travail sur la plupart de ce qui est requis.

Quels sont les jeux que vous faites faire à vos enfants ces temps-ci, et quelles compétences leur faites-vous travailler en même temps? Partagez dans les commentaires de l’article.

Le chant des Non-Psykktisans

Le chant des Non-Psykktisans

Hervé Bokobza, psychanalyste avant d’être psychiatre, fondateur du Collectif des 39,dont je vous laisse admirer la prose sur le Collectif des 39 contre la nuit sécuritaire, a publié dans l’Express un article profondément révoltant: Autisme: « Les psychanalystes vont entrer en résistance ».

Je n’entrerai pas dans les détails, cet article me donne envie de vomir.

Je dirais simplement à ce monsieur que c’est fantastique d’avoir un enfant autiste quand on peut l’éduquer et lui donner les clés comportementales pour se développer, différent parmis les autres.

Ce n’est pas l’horreur, certainement pas. L’horreur c’est de laisser, lorsque l’on est médecin psychiatre, des enfants sans prise en charge efficace de leur autisme, des familles croire que l’on est le docteur, celui qui sait, alors que l’on est un ignorant, incapable de remise en question, et qui ne prend pas la peine de se tenir au courant des approches, pourtant diverses, utilisées mondialement hors des frontières hexagonales. Par simple dogmatisme psychanalytique.

Monsieur Bokobza dit que nous ne sommes qu’une petite vingtaine de forcenés à passer notre vie sur internet pour contester la psychanalyse, mais engage malgré tout ses collègues à entrer en résistance (quelle bravoure!).

Nous voudrions par cet action d’une part le soutenir dans sa guerre contre les familles d’enfants autistes, mais aussi lui signifier que, systématiquement, une armée de crocobics se lèvera et dira son mécontentement dès lors que nous serons bafoués.

Nous ne défendons ni un dogme ni un bifsteack, nous défendons les vies de nos enfants, de leurs fratries, de nos familles. C’est pour cela que nous sommes invincibles.

Voici donc un chant de Résistants (les vrais, ceux-là), remis à la sauce autistique. Nous nous sommes bien amusés à le faire (comme quoi, nous ne vivons pas dans le Rocky Horror Picture Show).

Opération Autisme Infantile

Nous vous invitons à l’envoyer au Centre Psychologique où Monsieur Bokobza est médecin directeur, le Centre Psychologique de St Martin de Vigognoul, en passant par leur formulaire de contact que vous trouverez ici:

http://www.centrepsychotherapique.com/contactnf.htm

Nous vous invitons aussi à ajouter en commentaire ce lien sur l’article de l’Express ici:

http://www.lexpress.fr/actualite/societe/autisme-les-psychanalystes-vont-entrer-en-resistance_1094612.html

Enfin, les commentaires sont souvent fermés sur le blog Collectif des 39, mais j’en ai trouvé un ouvert ici (il faudra vous connecter pour laisser un commentaire en donnant un mot de passe et une adresse e-mail):

http://www.collectifpsychiatrie.fr/?p=3153&cpage=1#comment-3816

Bref, il y a de quoi s’amuser.

Pour les amateurs de karaoké, voici les paroles:

Le chant des Non-Psykktisans

Psykk, entends-tu la fin de ta profession qu’on piétine?
Psykk, entends-tu les cris de joie de nos gosses qu’on libère?
Ohé! Les parents, et tous les intervenants, c’est la fête.
Ce soir, les psykk sauront que c’est là l’heure de leur retraite.

Assaillez sans relâche de dossiers toutes les MDPH!
Insistez, exigez, que votre enfant à l’école ait sa place!
Ohé! Les orthos, plastifiez vite vos pictos, pour le PECS!
Ohé! Psykk, vraiment on s’en contrefiche si on vous vexe!

C’est nous qui ôtons les draps froids du packing sur nos gosses!
Les ateliers contes et la pataugeoire qui les cabossent!
Il est des pays où les enfants autistes sont intégrés!
Mais ici, eux vois-tu, ils sont enfermés, drogués, et brimés.

Ici les parents savent ce qu’ils veulent pour leurs gosses.
Psykk, toi qui tombes, on ne veut plus personne pour prendre ta place.
Demain, ABA, TEACCH et PECS seront légion, car on milite.
Foncez, les parents, le bonheur de vos enfants est en route.

Ami, entends-tu les cris rauques des psykk que l’on jette?
Ami, entends-tu les progrès de ton enfant qu’on éduque?

Et surtout, n’oubliez pas les paroles!