
Suite à mon article « Recherche tonton et tata », vous avez été nombreuses à répondre et à ouvrir votre coeur à Nicolas. Mon fils a été gâté par des cartes postales qui sont accrochées au mur de sa chambre, et même un livre sur les oiseaux qu’il a adoré. Il s’intéresse et pose des questions: « Et tata(s) , elle habite où, c’est loin? » ou encore « y a t-il des fontaines, des carroussels où elle habite tata(s)? ».
J’ai beaucoup hésité à publier ce texte car je craignais que l’on ne comprenne pas ma démarche. Je redoutais une éventuelle pitié, de tomber dans le pathétique. Rien de tout cela ne s’est produit. J’ai été très émue par votre élan de générosité et je me suis aperçue que nous n’étions pas les seuls à vivre cettre fracture dans le cercle familial. Certaines ont réussi à tourner la page mieux que d’autres, et je les admire.
Toute cette solidarité de la communauté n’a fait que confirmer une idée déjà bien ancrée par mon vécu. Plus le temps passe, plus je préfère la compagnie des gens qui vivent le handicap quel qu’il soit. Bien sûr, j’ai des exceptions qui confirment « ma règle ». J’ai quelques amies qui ne connaissent pas le handicap et avec qui je m’entend bien, qui m’écoutent et surtout ne me jugent pas. Et puis, il y a les autres, les connaissances, « les copines » qui ne comprennent pas mon humeur en dent de scie, font la psy avec moi, ou qui ont parfois des propos vexants (pas plus tard qu’hier sur le temps nécessaire à Nicolas pour comprendre une consigne). Je ne dis rien mais ça m’énerve. Par contre, quand je suis avec des personnes qui vivent une situation similaire à la mienne, nous sommes sur la même longueur d’onde de suite.
Alors ma question est la suivante: faut-il souffrir pour être bon, généreux, compréhensif, comme vous l’êtes vous toutes?
Tata Sylvie, tonton Bernard, tata Fanfan, tata Lydie, tata Isabelle, tata Stéphanie, tata Cécile, tata Christina et les cousins: merci du fond du coeur!
Depuis qu’il est tout petit, Nicolas a toujours adoré les mélodies, déjà par les jeux 1er âge, mais très vite, il s’est intéressé à ce qu’il entendait à la télé, radio et CD que j’écoutais. Alors qu’il ne marchait pas encore, chaque après-midi, j’adorais regarder 

La citation « on ne choisit pas sa famille mais on choisit ses amis » prend toute sa dimension dans notre cercle familial. Mes parents et ma belle-mère sont là pour nous soutenir. En dehors, c’est un vrai désert affectif. Les frères et soeurs de mon mari et les miens se sont perdus dans la nature de la compassion et du soutien moral.
Nicolas est sur les starting-blocks. Dans un mois c’est Noël et mon fils a déjà tout prévu. Mardi 1er décembre, il fait le sapin avec papa, puis comme Nicolas dit: le 24, il y a l’apéro de Noël, le repas de Noël, le dessert de Noël. On fait dodo.
